Le juge Pierre Simard a condamné un homme à 42 mois de prison pour avoir violemment battu sa conjointe de l’époque, en plus de l’agresser sexuellement.
Le juge Pierre Simard a condamné un homme à 42 mois de prison pour avoir violemment battu sa conjointe de l’époque, en plus de l’agresser sexuellement.

Deux hommes du Lac-Saint-Jean coupables d’agression sexuelle sur leur partenaire de vie

Deux hommes du Lac-Saint-Jean ont plaidé coupables à des accusations d’agressions sexuelles sur leur conjoint respectif, lundi matin, au Palais de justice de Roberval. Le premier, qui a fait vivre une soirée d’enfer à sa conjointe de l’époque en la frappant et en l’agressant sexuellement, a écopé de 3 ans et demi de détention, alors que le second, qui a abusé de son copain qui dormait, connaîtra son sort à l’automne.

Si nous ne nommons pas ces deux individus, c’est en raison d’une ordonnance de non-publication qui a été rendue par le tribunal pour protéger l’identité des victimes. Nommer l’accusé permettrait d’identifier leurs anciens conjoints.

Violence conjugale

Le premier individu, détenu depuis les événements qui remontent à 2019, a plaidé coupable à des accusations de voies de fait causant des lésions sur sa conjointe, de voies de fait simple et d’agression sexuelle armée. L’homme a causé des séquelles permanentes à sa victime en la frappant à la tête. Elle a perdu l’ouïe complètement d’une oreille et à 50% de l’autre. Au cours de cette soirée cauchemardesque pour la dame, son conjoint l’avait également agressée sexuellement. Il avait été arrêté et il est détenu depuis plusieurs mois déjà. Il a fait une thérapie pour vaincre son problème de consommation.

L’individu a écopé d’une peine de 42 mois de prison, mais étant donné qu’il a déjà l’équivalent de 18 mois de purgés de façon préventive, l’homme pourra compléter sa peine dans un établissement provincial. Son nom sera également inscrit au Registre national des délinquants sexuels durant 20 ans et il sera soumis à une probation de trois ans à sa sortie de prison. Il lui est complètement interdit de communiquer avec sa victime de quelque façon que ce soit.

Agression pendant la nuit

Le deuxième homme à avoir admis sa culpabilité, lundi matin, devant le juge de la Cour du Québec Pierre Simard, a agressé son copain endormi.

Selon le récit fait en cour, l’accusé a pénétré de force son conjoint, qui dormait à ses côtés. En se réveillant, la victime a dit à son conjoint d’arrêter, ce que l’accusé a fait. Mais la notion de consentement ne peut évidemment pas être appliquée lorsqu’une personne est endormie. Le conjoint n’avait pas voulu porter plainte à ce moment. Mais, un peu plus tard, l’accusé a menacé son conjoint d’un couteau en lui disant qu’il «allait le percer». La police avait été appelée sur place et l’accusé avait fait des déclarations incriminantes concernant l’agression sexuelle. Bien que la victime n’ait pas porté plainte, la Couronne avait assez d’informations pour porter des accusations criminelles.

L’individu a plaidé coupable au Palais de justice de Roberval et la défense, représentée par Me William Langlais, a demandé la confection d’un rapport présentenciel, étant donné que l’individu n’a aucun antécédent judiciaire. Le rapport aura également un volet sexologique, afin d’avoir un meilleur portrait de la situation et de l’accusé.

L’homme sera de retour en cour à l’automne prochain pour la suite des procédures.