On peut être condamné pour conduite avec les facultés affaiblies même si on ne dépasse pas la limite de .08.

Deux conducteurs condamnés pour facultés affaiblies

Il ne faut pas nécessairement afficher une alcoolémie de .160 ou .180 pour se faire prendre par la police et être condamné devant un tribunal. Deux individus ont reçu leur sentence, lundi, après avoir présenté des taux de .103 et de .079.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a entériné deux suggestions communes du procureur de la Couronne, Me Michael Bourget, et du criminaliste Julien Boulianne.

Dans le cas de Tommy Sergerie, un individu 29 ans de La Baie résidant à Lévis, il a été condamné à 90 jours de détention qu’il purgera durant 45 fins de semaine à la prison d’Orsainville, à Québec.

Le 1er novembre 2015, Sergerie et sa conjointe de l’époque se dirigent chez des amis sur la rue Gauthier, à Laterrière. Comme ils ne connaissent pas l’endroit, ils cherchent l’adresse sur leur cellulaire.

« Et ils n’ont pas vu qu’il s’agissait d’un cul-de-sac. Sur le GPS, ce n’était pas indiqué, car la rue se poursuit au-delà du terre-plein. Au moment de l’impact, la dame s’est frappé le front sur le tableau de bord. Elle a été coupée et a eu besoin de 35 points de suture », a expliqué Me Bourget.

Une heure après avoir été mis en état d’arrestation, l’individu a subi un premier test de détection d’alcool dans le sang. Le taux le plus bas a été de 103 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang.

Sergerie a aussi plaidé coupable à un bris de condition, soit d’avoir consommé de l’alcool alors que ça lui était interdit.

En plus des 90 jours de détention, le client de Me Boulianne devra effectuer 100 heures de travaux communautaires, se trouvera sous probation durant 12 mois et se voit imposer une interdiction de conduire de deux années.

Dans l’autre dossier, Maria-Helena Melina Vassiliou a plaidé coupable à une accusation de conduite avec les capacités affaiblies. Elle avait un taux d’alcool de .079, soit un milligramme en deçà du taux autorisé par le Code de la sécurité routière du Québec.

« Lorsque les policiers l’ont interceptée, elle présentait divers symptômes de capacités affaiblies. Cela a pu s’expliquer par la prise d’alcool et d’Ativan (Lorazepan). Nous vous suggérons une amende de 1000 $ et une interdiction de conduire de 12 mois », a mentionné Me Boulianne.