Deux causes qui retiendront l’attention

Deux affaires d’agressions et d’attouchements sexuels devraient retenir l’attention du milieu judiciaire de Saguenay, au cours des prochains mois.

Martin Thibeault, de La Baie, aurait abusé de l’un de ses proches à des dizaines d’occasions sur une période de neuf ans, entre 1973 et 1982.

Quant à Benjamin-Gregory Marty, un Français de la région de Valence, on lui reproche d’avoir agressé sexuellement une jeune femme dans un bar de Chicoutimi.

Le dossier de Thibeault, dont les intérêts sont représentés par Me Luc Tourangeau, est revenu devant le tribunal de la jeunesse et le tribunal des adultes, mardi matin.

Me Marie-Audrey Chassé, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a signifié que les attentats à la pudeur et les actes de grossière indécence se sont déroulés entre le 12 février 1973 et le 11 février 1979 alors que l’accusé et la victime étaient d’âge mineur.

La deuxième série d’événements à caractère sexuel a eu lieu entre le 12 février 1979 et le 12 février 1982.

Selon les informations obtenues, Martin Thibeault, un homme de 57 ans, aurait agi dans une résidence appartenant à des proches. Des attouchements sexuels auraient été commis sur la victime, de même que des fellations non désirées.

Le dossier a été déposé à la cour criminelle le 17 septembre dernier. Les deux procureurs au dossier ont convenu de se revoir en janvier afin de fixer une date pour la tenue d’un éventuel procès.

Me Tourangeau a mentionné au magistrat qu’il avait à rencontrer de nombreux témoins dans cette affaire avant d’être en mesure de prendre une position finale.

Procès

Par ailleurs, le dossier du ressortissant français a progressé. L’homme de 35 ans a été accusé d’agression sexuelle le 28 avril 2018 et de possession de trois comprimés de métamphétamine le 4 mai.

Mardi, l’individu a opté pour un procès, qui se déroulera le 28 janvier 2019 au Palais de justice de Chicoutimi.

Pour le moment, Me Olivier Théorêt, de l’Aide juridique, précise que son client conteste l’accusation déposée contre lui.

Il faut dire que si l’étudiant de 35 ans devait être reconnu coupable, il serait possible que le gouvernement canadien exige qu’il retourne dans son pays d’origine à la fin des procédures judiciaires.