Simon Verreault.

Deux ans moins un jour pour Verreault

L’Almatois Simon Verreault a écopé mardi d’une sentence de deux ans moins un jour au Palais de justice d’Alma pour avoir été reconnu coupable de conduite dangereuse causant des lésions, séquestrations et voies de fait causant des lésions.

La détention préventive effectuée jusqu’à présent permettra de faire passer cette peine à 21 mois et 15 jours.

L’homme de 21 ans devra également fournir un échantillon d’ADN. Il se soumettra par la suite à une période de probation de trois ans et ne pourra posséder d’armes pour une période de 10 ans. Des interdictions de communiquer avec d’anciennes conjointes sous diverses formes et une interdiction de conduire un véhicule pendant un an s’ajoutent à la sentence.

À l’annonce du verdict, Simon Verreault n’a pas trouvé les mots. Ainsi, à la suite de l’offre de la juge Sonia Rouleau, il a choisi de ne pas prendre la parole.

La juge est revenue sur les nombreux événements impliquant l’accusé. « Vous aviez le sentiment de vouloir changer. [...] Vous n’avez pas pu saisir la chance de demeurer en liberté », a-t-elle précisé. 

L’impulsivité, la difficulté de gérer sa colère et l’attitude contrôlante de Simon Verreault envers ses conjointes ont été soulignées lors du rappel de l’ensemble du dossier.

En 2016, Simon Verreault, alors âgé de 19 ans, avait blessé un policier durant son arrestation sur la route 170 à Saint-Bruno. Verreault avait pris la fuite alors que le policier avait tenté de retirer la clé du contact. Il l’avait traîné sur plusieurs centaines de mètres. Depuis cet incident, d’autres dossiers, dont des accusations de voie de fait et de séquestration, se sont ajoutés. Plusieurs de ces délits sont reliés à des histoires de cœur. 

Avant de présenter la sentence, la juge a lancé un message à l’accusé. « Je vous pense capable d’atteindre les objectifs. Vous aurez besoin d’aide et vous devrez être ouvert à les recevoir. Je souhaite ne plus vous revoir ici. Devenez un actif pour la société. Trouvez-vous un travail... » Avant de quitter le box des accusés, Verreault a salué de la main des gens qui assistaient à la comparution.

Intimidation dans le couloir 

La cause suivante qui concernait une accusation de voies de fait a passé bien près de tourner au vinaigre. Alors qu’un témoin était en pleine assermentation, un autre témoin dans le même dossier est entré dans la salle affirmant qu’il vivait de l’intimidation dans le couloir du palais de justice d’Alma. L’homme souhaitait porter plainte, disant avoir été nargué par un autre homme impliqué dans le même cas. Rapidement, les constables spéciaux sont intervenus dans cet échange verbal houleux entre les témoins. Les deux individus ont rapidement été séparés. Il a été possible d’apprendre sur place qu’une interdiction de contact concernait les deux hommes.

Salle de cour aux allures de salle de classe

La salle 1.23 du palais de justice d’Alma était bondée, mardi matin. Habituellement peu fréquenté, l’endroit prenait des allures de salle de classe alors qu’une quinzaine d’étudiants en technique d’intervention en milieu carcéral assistait au déroulement.

Cette activité d’observation s’inscrit dans le cadre de cours du programme d’études. Elle est également réalisée dans les programmes de Protection de la faune, de Sécurité industrielle et commerciale ainsi que de Techniques policières (Premières Nations). 

Lors de l’activité qui dure quelques heures, les étudiants observent ce qui se passe en cour. Les groupes les plus chanceux sont parfois même en mesure de rencontrer des juges. Ces précieuses discussions permettront de prendre connaissance des attentes futures, entre autres, quant à la préparation de rapports. 

« L’objectif est de faire vivre la cour aux étudiants. Ils découvriront toutes les personnes impliquées, la vitesse de déroulement et ils vivront la réalité du métier. Après tout, ils auront à témoigner dans le cadre de leurs fonctions. Pour les étudiants, ces rencontres valent bien des heures en salle de classe. Les jeunes ressortent de l’expérience et en redemandent », ajoute Gervais Lessard, chargé de cours au Collège d’Alma à la formation continue. Les juges, les procureurs et constables spéciaux sont d’une grande générosité lors de ces activités peu communes. Par moments, ils n’hésiteront pas à informer les étudiants du déroulement de la cour. Naturellement, ils iront à leur rencontre.