L’avocat de Tommy Lessard Vaillancourt, Me Jean-Marc Fradette

Deux ans et demi de détention pour un trafiquant

Un autre trafiquant de drogue arrêté durant l’opération NOCIF en novembre 2017 a pris le chemin des cellules vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Tommy Lessard Vaillancourt a été condamné à deux ans et demi de pénitencier pour avoir importé et distribué deux kilos de cocaïne au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le résidant d’Hébertville faisait partie d’un réseau de vente de drogue démantelé le 29 novembre dernier, lors d’une opération policière d’envergure menée au Saguenay–Lac-Saint-Jean, à Montréal, dans la couronne nord de la métropole, en Montérégie et dans Lanaudière. Les policiers avaient coffré 22 personnes, dont une douzaine dans la région.

Tommy Lessard Vaillancourt est le troisième accusé jugé dans la région à être incarcéré, après Steeve Pelletier et Gabriel Girard. Le premier, chargé de déplacer la drogue d’un point à l’autre, a écopé de 12 mois de prison en juin.

Le second, un proche du Hells Angel Bernard « Ben » Plourde, a été condamné en août à six ans de pénitencier pour son rôle de tête dirigeante présumée du réseau.

Vendredi, le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, s’est rangé à la suggestion commune de la Couronne et de la défense, qui demandaient 30 mois de détention pour Lessard Vaillancourt.

Pas d'antécédent

Sans antécédent judiciaire l’homme de 31 ans a importé à quatre reprises des demi-kilos de cocaïne pour une valeur totale de 30 000 $. Au moment de son arrestation, l’Hébertvillois avait déjà arrêté son lucratif commerce illicite depuis plusieurs mois, mais les enquêteurs ont réussi à le lier à des transactions de drogues survenues entre le 24 avril 2016 et le 13 avril 2017. Lessard Vaillancourt avait recouvré sa liberté provisoire en échange d’une caution de 10 000 $ en argent versée après son arrestation

« Le fait qu’il a arrêté de vendre à la suite de l’arrestation d’une personne à qui il avait livré [de la drogue] quatorze mois avant son arrestation, ça démontre que ce n’était pas une bonne affaire pour lui. Même si ce sont de grosses quantités, le fait qu’il n’a pas d’antécédent et un rapport présentenciel excellent démontre un bon potentiel de réhabilitation », indique son avocat, Me Jean-Marc Fradette.

La Couronne aurait pu demander une peine plus lourde, située dans une fourchette de trois à cinq années de pénitencier, mais le bilan des circonstances atténuantes et aggravantes a fait pencher la balance en faveur de l’accusé lors du prononcé de la peine.

« Ce n’était pas un individu aux prises avec une consommation et c’est l’appât du gain qui l’a mené à la commission du crime. C’est un individu qui a quand même plaidé coupable rapidement. Il a toujours été un actif pour la société », explique la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Marie Sirois.

Causes reportées

Plusieurs autres personnes accusées dans le cadre de NOCIF étaient aussi de retour devant le juge vendredi. Parmi eux, Jean-Denis Fortin-Desgagnés, Maxime Martel et Marc-André Dallaire ont tous vu leur cause être reportée. Les trois clients de Me Julien Boulianne avaient plaidé coupables aux mêmes accusations que Tommy Lessard Vaillancourt en juillet.

Fortin-Desgagnés semblait pressé d’en finir avec son dossier vendredi. Il reviendra devant le juge le 4 janvier pour connaître sa peine. Marc-André Dallaire et Maxime Martel reviendront en cour le 15 février. Martel, de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, est incarcéré depuis son arrestation.