Au final, Yanick Racine n’aura été avocat que pendant trois mois.

Descente aux enfers pour un ex-avocat

Avocat durant trois mois, Yanick Racine vit une véritable descente aux enfers depuis les quatre dernières années. Il a été arrêté trois fois en 15 jours et est maintenant envoyé en thérapie fermée pour au moins cinq mois.

Racine est accusé de voies de fait armées, de vol qualifié le 27 août, de conduite avec les facultés affaiblies le 8 septembre et d’un bris de promesse le 11 septembre. Chaque fois, il a été remis en liberté sous la condition de garder la paix et de ne pas consommer d’alcool. Le 13 septembre, il a commis un autre bris et a été incarcéré.

L’individu de 28 ans est passé devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, mardi matin, pour accepter les conditions de remise en liberté. Pas une liberté où il pourra faire ce qu’il veut, mais bien pour suivre une thérapie à la Maison Carignan, à Trois-Rivières, afin de venir à bout de sa problématique de consommation excessive d’alcool.

Selon les informations obtenues, l’ex-avocat a obtenu son barreau en décembre 2015 au moment où il terminait un stage dans un bureau de la Côte-Nord. Quelques mois plus tard, il a commencé à s’absenter. Il aura fini par avouer avoir un problème avec la consommation de stupéfiants. Congédié, celui dont les intérêts sont représentés par Me Pierre Gagnon a pris la décision de suivre une thérapie de 28 jours à Baie-Comeau. Il l’a quittée 11 jours plus tard.

Revenu à La Baie, Racine a poursuivi sa descente aux enfers. Il est plutôt retourné vers l’alcool, notamment la bière.

Le 27 août dernier, il s’est présenté au bar L’Aventurier, à La Baie. Il aurait demandé une bière à la serveuse, mais aurait essuyé un refus. Racine s’est alors dirigé lui-même vers le réfrigérateur pour se servir.

Au retour, il aurait brisé la bouteille de bière, ce qui lui a occasionné des accusations de vol qualifié et de voies de fait armées.

Racine a été remis en liberté, mais quelques jours plus tard, il a été arrêté par les policiers du Service de police de Saguenay (SPS) à sa sortie d’un dépanneur alors qu’il était en état d’ébriété derrière le volant. Par la suite, deux bris de promesse ont été enregistrés contre lui.

Me Marianne Girard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a énuméré de nombreuses conditions pour permettre à Racine de suivre la thérapie. Il lui est notamment interdit d’être au domicile de ses parents, sauf si ceux-ci en manifestent le désir.

« Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas l’intention de les voir, même si c’est à leur initiative », a lancé Racine, dont les parents étaient présents dans la salle d’audience du Palais de justice de Chicoutimi.

La Couronne a aussi interdit à l’accusé d’être en contact avec ses parents, sauf si ceux-ci le veulent.

« Même réponse, ça n’arrivera pas. Je ne suis pas intéressé à leur parler », a-t-il ajouté, avant de se faire dire par le magistrat de ne plus interrompre la procureure.