Des travaux communautaires pour du trafic

La Chicoutimienne Érika Munger devra effectuer 240 heures de travaux communautaires pour le trafic de 1045 comprimés de métamphétamine.
La jeune femme de 23 ans a fait preuve d'une solide réhabilitation lui permettant d'éviter un séjour derrière les barreaux. 
Le 6 juin 2016, la cliente de Me Charles Cantin avait été arrêtée dans le stationnement d'un commerce de restauration rapide de Chicoutimi. Les policiers avaient intercepté le conducteur qui se trouvait en état d'ébriété. 
Les agents avaient remarqué des choses louches au moment des vérifications.
Munger, de la rue Taché, à Chicoutimi, a vu le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, pencher du côté de la suggestion de son avocat, tout en repoussant la proposition de Me Frédérique D. Lindsay, de la Couronne, qui réclamait six mois de détention.
« En imposant 240 heures de travaux communautaires, le juge s'est éloigné de la fourchette habituelle des peines pour le trafic de stupéfiants. Mais le magistrat a retenu la réhabilitation véritable de ma cliente pour rendre la sentence », a indiqué Me Cantin.
Le soir de son arrestation, Munger agissait à titre de courrier pour une organisation criminelle. Elle semble avoir repris le droit chemin depuis.
La cliente de Me Cantin se trouvera sous probation durant trois ans, avec un suivi de 24 mois afin de s'assurer qu'elle ne retournera pas dans le milieu de la drogue.