Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont enregistré trois plaintes seulement en autant de semaines dernièrement dans le nord du Lac-Saint-Jean pour des roues déboulonnées.

Des «roues déboulonnées» jusqu'au Lac

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont enregistré trois plaintes en autant de semaines dernièrement dans le nord du Lac-Saint-Jean pour des roues déboulonnées, ainsi qu'un autre vendredi matin. Au même moment, un automobiliste d'Alma partageait sa fureur sur les réseaux sociaux après avoir évité de peu un important accident en raison de cette « mode » dangereuse.
Le phénomène qui inquiète à Saguenay, alors que la Sécurité publique recense plus de 40 plaintes, semble se répandre au Lac-Saint-Jean. La porte-parole de la SQ Hélène Nepton ne parlait toutefois pas encore d'une tendance lourde chez les Jeannois.
Il n'y a pas eu de blessé jusqu'à maintenant, mais le conducteur almatois a eu peur de se retrouver dans « un gros accident » et estime les dommages subis à son véhicule à 3000 $. Il roulait dans la Réserve faunique des Laurentides avec une roulotte attachée à l'arrière de son véhicule, a-t-il expliqué sur une page « Spotted » sur Facebook. Il est persuadé que le déboulonnage s'est produit dans le stationnement du Walmart.
L'automobiliste est choqué de « l'inconscience du danger » de celui ou ceux qui s'amusent à ôter les boulons sur les roues. « J'en reviens pas encore... »
La publication a été partagée plus de 300 fois vendredi matin. Dans les commentaires, une femme confie que la situation lui est arrivée à Desbiens il y a trois semaines. « Ça fait longtemps que ça dure et que c'est commencé ! Sauf que moi c'était les quatre roues et pas une seule ! », réagit Catherine Fortin.
La tendance pourrait être plus répandue au Lac-Saint-Jean que les quelques plaintes reçues par la Sûreté du Québec, car la résidante de Desbiens n'a pas contacté les policiers. À ce moment, le phénomène n'était pas médiatisé et Catherine Fortin pensait être seule dans sa situation.
«Très triste et dangereux de faire ça. Je crois que les gens ne se rendent pas compte du danger ! Cinq minutes de plus et je perdais non seulement une roue, mais sûrement plusieurs puisque j'ai réussi à toutes les défaire avec mes mains», raconte-t-elle par écrit au Progrès.
De plus, le malfaiteur a particulièrement fait preuve de volonté, puisqu'il faut un outil spécial pour enlever les boulons sur le véhicule de la jeune femme. Les pièces ont été déformées en raison de la force utilisée, déplore Catherine Fortin, et elle devra absolument faire appel à un remorqueur si jamais elle fait face à une crevaison sur la route au lieu de changer son pneu elle-même par exemple.