Yanick Simard a reconnu que si le premier ministre Philippe Couillard avait été mis au courant de ses intentions, il aurait pu craindre pour sa sécurité.

Des propos menaçants contre le PM

Le premier ministre Philippe Couillard n’a jamais été mis au courant, mais il a été menacé de mort par le Chicoutimien Yanick Simard. L’individu a vu l’accusation de menaces être retirée. Il a plutôt reconnu que sa victime pouvait avoir raison de craindre pour sa sécurité (article 810).

L’événement est survenu en avril 2017. Simard s’est acheté une boîte de quatre boissons énergétiques dans un supermarché.

Dans la file à la caisse, il a lancé que s’il prenait le contenu des quatre bouteilles, il serait assez « crinqué » pour faire un mauvais parti au premier ministre du Québec. 

Une personne se trouvant tout près de lui a dit qu’il devrait être prudent dans ses propos et que son commentaire n’a pas lieu d’être.

Au lieu de s’excuser, Yanick Simard en a plutôt rajouté en précisant que le dernier qui l’avait contrarié avait dû déménager.

Le témoin a pris les propos au sérieux au point où il a communiqué avec les policiers de Saguenay. D’autant plus que le premier ministre du Québec se trouvait à Chicoutimi pour une conférence et que le lieu de cette rencontre se trouvait à proximité du marché d’alimentation.

L’homme a donc suivi Simard jusqu’à l’arrivée des patrouilleurs. Selon les informations obtenues, ceux-ci ont pris la menace très au sérieux et ont pointé leur arme en direction de l’individu immédiatement après son interception.

Lorsqu’il a été arrêté et interrogé, Simard a mentionné qu’il avait fait une blague tout simplement.

La juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, a accepté la suspension de l’accusation de menaces pour la remplacer par un article 810.

Il faut dire que l’accusé, qui n’aura pas de casier judiciaire à la suite de cette affaire, a été clairement avisé que ces propos n’avaient pas lieu d’être prononcés, même s’ils étaient lancés à la blague.

Pour la prochaine période de 12 mois, Yanick Simard devra garder la paix, ne peut essayer d’entrer en contact avec le premier ministre du Québec, ne peut posséder d’armes à feu et ne peut obtenir de permis d’acquisition d’armes.