Benoît Landry-Lavoie a été officiellement accusé de possession et distribution de pornographie juvénile.

Des photos d’adolescents... et de bébés

Benoît Landry-Lavoie fait face à des accusations de pornographie juvénile. Plus d’une centaine d’images montrant des fillettes, des garçons et même des bébés d’un an ont été retrouvées au domicile du Jonquiérois.

L’homme de 34 ans a été arrêté dans la journée de mercredi par la Sûreté du Québec. Il a comparu en fin de journée au Palais de justice de Chicoutimi. 

Il a été officiellement accusé de possession et distribution de pornographie juvénile.

« Il y a 100 fichiers. Mais ça peut continuer de monter, car tous les fichiers doivent être évalués pour déterminer s’ils correspondent à la définition de pornographie juvénile », précise Me Karen Inkel, représentante du ministère public.

« Et les fichiers, c’est autant garçons que filles, et ça passe de bébés à adolescents. Certaines photos, ça tourne autour d’un an. C’est ce qu’on a à ce stade-ci », ajoute-t-elle.

Landry-Lavoie, qui travaille dans une entreprise de construction résidentielle de Saguenay, a pu retrouver sa liberté à la suite de sa comparution, en échange d’une caution monétaire. 

Vêtu d’un gilet à capuchon, il a tout fait pour cacher son visage dans les corridors du palais de justice. Il a été escorté en tout temps par des policiers de Saguenay.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, Landry-Lavoie aurait été appréhendé grâce au travail d’enquêteurs de la Sûreté du Québec à la division de l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet. 

« Ce sont des enquêtes qui proviennent de Montréal et qui nous ont permis de retracer monsieur via les fameuses adresses IP », détaille Me Inkel. 

Le Jonquiérois est représenté par Me Luc Tourangeau. « C’est une situation difficile à vivre pour monsieur. Il a pu reprendre sa liberté, le libérant d’un fardeau. Mais il devra respecter des conditions sévères », répond son avocat, qui n’avait pas reçu toute la preuve pour ce dossier.

Landry-Lavoie ne pourra utiliser Internet pendant les procédures judiciaires. 

Le ministère public a d’ailleurs exigé une lettre du fournisseur Internet attestant qu’il ne donnera pas de service.