Des faits inusités au palais de justice

Chaque année passée dans les corridors et les salles d’audience des palais de justice permet d’en voir des vertes et des pas mûres. Et 2017 n’aura pas fait exception à la règle.

L’un des faits cocasses les plus remarquables demeure le jour où un individu, n’ayant pas de gros moyens financiers, a trouvé le moyen de s’acheter un filet mignon, qui avait été volé précédemment, pour en donner à un être assez particulier.

Alors que bien des gens n’ont pas les moyens de s’acheter une pièce de viande aussi tendre, le client de Me Olivier Théorêt s’en est offert un morceau et a poussé l’audace d’en donner à son chien.

Cette histoire a suscité bien des commentaires de la part des lecteurs, visiblement offusqués d’apprendre ça. 

Une autre affaire en a fait sursauter plusieurs. Plusieurs amateurs de cyclisme voudraient se procurer un vélo de marque Devinci. Mais il arrive qu’ils doivent faire d’autres choix.

Un individu de Chicoutimi, vivant à la Maison des Sans-Abri, a été intercepté par les policiers de Saguenay assis sur un vélo d’une valeur de 6000 $ qu’il s’était procuré pour la modique somme de 10 $.

Au moment de son arrestation, il a affirmé son achat et a avoué avoir fait de l’aveuglement volontaire. Et comme si ce n’était pas suffisant, l’individu de 59 ans a été pris en possession de stupéfiants (0,65 gramme de cannabis).

Manger

S’il y a des histoires drôles et rocambolesques, il y a aussi des affaires plus tristes qui démontrent la misère vécue par certaines personnes.

Une dame de 53 ans, prise à la gorge financièrement après avoir perdu son emploi, avait remis 2,5 grammes de cannabis à son gendre en retour d’une somme de 30 $. Les policiers ont eu vent de l’affaire et ont arrêté la dame pour trafic de stupéfiants. 

Elle est parvenue à obtenir malgré tout une absolution inconditionnelle en expliquant au juge qu’elle voulait seulement s’offrir à manger.

Un jeune homme de 23 ans s’est retrouvé en prison pour une période de six mois pour avoir dérobé la cargaison d’un camion de croustilles et de sauce salsa.

L’individu a décidé de s’amuser en lançant les pots de salsa pour fracasser les vitres de voiture. Avec un complice, l’homme a terminé sa soirée dans un champ de maïs où il a détruit une bonne partie de la plantation.

L’amour

Si la drogue et l’alcool demeurent les principaux éléments d’infraction criminelle, il y a aussi l’amour qui peut amener des gens devant le tribunal.

Une dame de 71 ans a été condamnée à 50 jours de détention pour s’être introduite par effraction dans le logement de son ancienne flamme. 

La chanteuse et son gérant s’étaient séparés depuis un certain temps, lorsque l’accusée a voulu récupérer le système de son qu’elle prétendait avoir acheté et payé. 

Comme le chantait Gilbert Bécaud: l’amour est mort, n’en parlons plus.

Pour ceux qui croient que les cas de rage au volant ne concernent que les jeunes chauffeurs à calotte, ils devront se raviser.

Un homme de 81 ans a donné un coup de bâton à un autre automobiliste qui l’avait invectivé parce qu’il trouvait l’octogénaire trop lent sur la voie publique.

Lorsque le conducteur, frustré de la conduite de l’homme âgé, est allé lui dire sa façon de penser, l’octogénaire est sorti avec un bâton et a donné un coup sur le bras de la victime. 

L’accusé s’est excusé, expliquant que la panique s’était emparée de lui. Il a obtenu une absolution inconditionnelle.