Des contacts sexuels sur les filles de son conjoint

Une femme de 50 ans, vivant dans une petite localité du Bas-Saguenay, est actuellement accusée d’avoir commis des contacts sexuels sur les filles de son conjoint sur une longue période de temps. Elle est aussi accusée d’avoir photographié le père des enfants, aujourd’hui décédé, au moment où il aurait commis des gestes inappropriés sur ses propres filles.

La dame, dont nous ne dévoilons pas l’identité afin de protéger celle des présumées victimes, fait face à neuf chefs d’accusation. Les articles 151, 153 et 159 du Code criminel canadien font référence à des actes à caractère sexuel.

Les plaintes des victimes ont été récemment déposées à la Sécurité publique de Saguenay, soit quelques semaines après le décès de leur paternel.

Les chefs d’accusation ont été déposés officiellement mardi matin devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec.

Elles auraient donné de nombreux détails aux enquêteurs sur les sévices sexuels dont elles ont été victimes durant plusieurs années.

Pour le moment, peu d’informations ont été communiquées au tribunal.

Me Nicolas Gagnon, de l’Aide juridique, analysera la preuve qui lui a été remise et verra ensuite l’orientation à donner au dossier, soit la tenue d’un procès ou un plaidoyer de culpabilité.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, le père des enfants aurait abusé sexuellement de ses filles sur une longue période.

Pendant ce temps, la dame, qui n’est pas la mère des enfants, aurait profité des occasions pour elle aussi participer aux ébats sexuels, d’où les accusations déposées à son endroit.

Elle aurait même pris des photographies de ces malheureux événements lorsque son conjoint abusait de ses enfants.

Selon Me Gagnon, sa cliente était atterrée lorsqu’elle a appris que des accusations étaient déposées contre elle.

Il appert que la dame a l’intention de contester ces accusations.

Litige familial
Toute cette histoire familiale semble démontrer aussi qu’il y a actuellement un litige à un autre niveau judiciaire.

Il semblerait que les discussions seraient houleuses entre les présumées victimes et la conjointe, en lien avec la succession testamentaire à la suite du décès du père.

Il faut savoir que ces éléments du litige familial ne font pas partie de la preuve criminelle relativement aux actes sexuels dont les enfants auraient été victimes au cours d’une assez longue période de leur vie.