Claude Desbiens a pris le chemin de la prison pour six mois pour des agressions sexuelles sur une fillette.

Des bonbons pour une fellation

Même si les événements à caractère sexuel remontent à plus de 30 ans et que Claude Desbiens était éligible à un emprisonnement en société, le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, l’a tout de même condamné à six mois de prison ferme.

Le Baieriverain de 79 ans a reçu sa sentence au cours des derniers jours, au Palais de justice de Chicoutimi. Me Marianne Girard, de la Couronne, avait réclamé une peine de neuf mois, alors que Me Olivier Théorêt, en défense, prônait davantage une sentence de 12 mois à purger en société.

Entre 1985 et 1987, Desbiens a offert des gâteries à une enfant pour obtenir à son tour un « petit cadeau » de sa part, soit une fellation.

Desbiens avait plaidé coupable le 28 juin 2018 à des accusations d’agression sexuelle sur une fillette de moins de 10 ans lors des événements. Les actes se sont déroulés dans la camionnette de l’accusé entre 1985 et 1987.

À cette époque, Desbiens s’était rendu à un chalet afin de récupérer la jeune fille. Sur le chemin du retour, il s’est arrêté au dépanneur et a acheté des bonbons pour une valeur de 5 $. En les donnant à la jeune fille, il lui a dit que c’était maintenant à elle de lui faire une gâterie.

L’homme, alors âgé d’environ 45 ans, a baissé son pantalon, a sorti son pénis, a pris la tête de l’enfant avec sa main et lui a demandé de lui faire une fellation, avait fait voir la preuve détenue par le ministère public.

Quant au second épisode, la victime ne se souvient pas si son agresseur lui avait offert des friandises, mais se remémore lui avoir fait une fellation jusqu’à la jouissance.

Au moment du plaidoyer de culpabilité de l’agresseur, sa victime est venue raconter le traumatisme qui a suivi ces malheureux événements alors qu’elle n’avait rien demandé.

Elle a mentionné au juge Larouche qu’elle avait toujours de la difficulté à faire confiance aux hommes et que sa vie n’avait pas été facile.

L’accusé avait présenté ses excuses, disait regretter avoir fait faire des choses comme ça à une enfant et lui avait demandé pardon.

Il a dit ne rien se souvenir des événements en raison de sa forte consommation d’alcool à l’époque. Mais que si la victime l’a raconté, c’est que c’était vrai.

Claude Desbiens devra s’inscrire au registre des délinquants sexuels et devra fournir un échantillon d’ADN.

Au moment de rendre la sentence, le juge Larouche a répété que ces gestes à l’endroit des enfants n’étaient pas acceptés par la société.