Des bébés secoués au centre de l’actualité

Trois affaires de bébés secoués ont retenu l’attention du milieu judiciaire au cours des derniers mois. Deux des enfants impliqués ne devraient avoir aucune séquelle des gestes posés par les accusés, mais le troisième enfant devrait vivre le reste de ses jours avec des séquelles physiques et psychologiques.

Chaque fois qu’il est question de maltraitance envers un enfant, la population est touchée et n’aime vraiment pas que l’on s’en prenne à des êtres sans défense.

Le cas le plus dramatique concerne un bambin de 23 mois qui aurait été secoué violemment au point de lui causer un traumatisme crânien sévère, comparé à une chute de six étages. L’événement se serait produit dans une garderie en milieu familial de la rue Bégin, à Chicoutimi, en février dernier.

La gardienne de l’enfant, Stéphanie Frenette, a été accusée. Elle a subi son enquête préliminaire récemment. Elle a été citée à procès. Celui-ci devrait se dérouler en 2018 devant un jury.

Nounou française

D’autre part, une nounou a plaidé coupable à une accusation de voies de fait et de menaces sur un bébé de sept mois. La dame, Céline Braud, une Française, voulait que l’enfant dorme et l’a secoué dans son lit. 

Les gestes ont été filmés par une caméra installée dans la chambre.

La dame est menacée d’expulsion du pays si elle se retrouve avec un casier judiciaire. La sentence est attendue le 9 janvier.

En arrêt respiratoire

Finalement, un père de famille a été condamné à 20 mois de détention pour avoir brassé son bébé de sept semaines. En novembre 2013, alors qu’il gardait sa fillette, il s’est impatienté, a secoué l’enfant et l’a déposé brusquement dans son lit.

L’enfant a même arrêté de respirer et le père a dû entreprendre des manoeuvres de réanimation pour le ramener à la vie.

La gardienne d’enfants, Stéphanie Frenette, est accusée d’avoir causé des voies de fait graves sur un bambin de 23 mois. Elle subira son procès en 2018.