Des armes découvertes chez le barricadé de Saint-Jean-Eudes

L’homme qui a tenu les policiers en haleine, mardi, dans le quartier Saint-Jean-Eudes, alors qu’il s’était barricadé dans son logement, fait face à des accusations de menaces de mort à l’endroit des policiers et d’une femme, d’entreposage illégal d’armes à feu et de possession de drogue. Guillaume Bilodeau a comparu au Palais de justice de Chicoutimi, au lendemain des événements, mais la défense a demandé une évaluation psychologique de son client, puisqu’il aurait tenu des propos décousus.

Mardi matin, les policiers de Saguenay avaient reçu un appel des proches de l’accusé, puisque ce dernier, armé, refusait de sortir de son logement. Ceux-ci craignaient pour lui. Finalement, l’individu de 31 ans s’est rendu, puis il a été amené au poste de police, où il a passé la nuit. Mercredi, il a été amené au Palais de justice de Chicoutimi, où il a comparu sous six chefs d’accusation. Il est accusé d’avoir menacé de causer la mort d’une femme et de policiers de Saguenay. Il est aussi accusé d’avoir eu en sa possession des armes à feu sans détenir le permis nécessaire et d’avoir entreposé une arme prohibée. C’est lors d’une perquisition réalisée au logement de l’homme après son siège que les agents ont découvert son arsenal. Guillaume Bilodeau est aussi accusé de possession de cannabis issu du marché noir. 

Il a plaidé non coupable devant la juge Sonia Rouleau. La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Marianne Girard, s’est opposée à la remise en liberté de l’individu, puisqu’il représenterait un danger pour la société. De plus, elle a affirmé que de nouvelles accusations seront déposées au cours des prochains jours. 

De son côté, l’avocate de Guillaume Bilodeau, Me Mélanie Décoste, a demandé à ce que son client soit évalué psychologiquement, puisqu’il aurait eu « des propos décousus ». L’avocate n’a pas voulu préciser quels étaient ces propos.

La juge Rouleau a acquiescé à la demande de la défense. Guillaume Bilodeau, qui retournera derrière les barreaux à Roberval en attendant son enquête sur remise en liberté, devra donc rencontrer un psychiatre d’ici son retour en cour, prévu pour lundi.