Le coroner Steeve Poisson confirme que Marcel Bouchard est décédé à la suite d’une intoxication au monoxyde de carbone. L’homme de 69 ans avait été retrouvé dans le garage annexé à sa résidence du boulevard Grande-Baie Nord, à La Baie, le 21 février dernier.

Décès de Marcel Bouchard: l’intoxication au monoxyde de carbone confirmée

Le coroner Steeve Poisson confirme que Marcel Bouchard est décédé à la suite d’une intoxication au monoxyde de carbone. L’homme de 69 ans avait été retrouvé dans le garage annexé à sa résidence du boulevard Grande-Baie Nord, à La Baie, le 21 février dernier. Sa conjointe et trois premiers répondants avaient également été transportés à l’hôpital en raison de malaises.

Le rapport du coroner a été rendu public mercredi. Selon le récit des événements, M. Bouchard avait été retrouvé dans le garage vers 16 h, par sa conjointe. Le capot de la camionnette était levé et des câbles de survoltage étaient branchés sur la batterie. La portière du conducteur était ouverte.

« C’est avec surprise qu’elle a vu que la camionnette de M. Bouchard était là puisqu’en principe, il avait quitté la maison vers 10 h pour une partie de curling. [...] M. Bouchard ne répondait pas à l’appel. En s’approchant, sa conjointe l’a aperçu devant son camion », peut-on lire dans le rapport.

Les premiers signes démontraient que M. Bouchard était décédé et les manœuvres de réanimation par les ambulanciers n’ont pas été possibles. Après les malaises éprouvés par les premiers répondants et la femme, les pompiers ont été appelés pour ventiler les lieux et prendre des mesures de densité de gaz.

Au moment des événements, aucun élément suspect n’avait été noté par les policiers du Service de police de Saguenay.

« Selon les informations recueillies par les policiers auprès de la famille, un mois auparavant, M. Bouchard avait oublié son camion en marche dans le garage. Comme cela s’était produit en soirée, c’est en remarquant les lumières allumées du véhicule que l’événement avait été constaté de la maison. M. Bouchard souffrait de surdité, mais il ne portait pas souvent ses appareils », ajoute le rapport.

Le même événement s’est produit la veille de son décès. L’analyse de la scène a montré que le moteur de la camionnette avait tourné dans le garage, la veille, sans avoir été arrêté.

La présence trop élevée de monoxyde de carbone ou une déficience électrique ont forcé l’arrêt du véhicule.

« Le matin venu, au moment de partir pour sa partie de curling, comme son véhicule ne démarrait pas, M. Bouchard a tenté de le démarrer à l’aide du chargeur. Il ne s’est pas soucié du monoxyde de carbone qui s’était accumulé puisqu’il s’agit d’un gaz inodore, invisible et non irritant. À peine quelques minutes ont suffi et M. Bouchard a perdu connaissance. Il n’y avait pas de détecteur de monoxyde de carbone et de fumée dans le garage », précise Me Poisson dans son rapport.

Un examen externe n’a montré aucune lésion traumatique contributive au décès de M. Bouchard et aucune autopsie n’a été demandée. Cependant, des analyses toxicologiques effectuées au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal ont montré que la carboxyhémoglobine sanguine atteignait la concentration mortelle de 56 %.