Benoît Saint-Pierre avait été arrêté le 10 décembre dernier.

D’autres accusations pour le voleur en série de Chicoutimi

Neuf nouveaux chefs d’accusation se sont ajoutés dans le dossier du cambrioleur multirécidiviste Benoît Saint-Pierre, épinglé la semaine dernière pour une série de vols commis dans des résidences de Chicoutimi au cours des deux derniers mois. L’homme est maintenant accusé de six introductions par effraction, en plus d’avoir eu en sa possession des outils de cambriolage, de la drogue, ainsi que des biens et de l’argent obtenus illégalement. Il est aussi accusé d’entrave au travail des policiers.

Les enquêteurs du Service de police de Saguenay ont été en mesure de relier Saint-Pierre à des introductions par effraction commises dans des résidences privées de la rue des Roitelets, à Chicoutimi, de même que du boulevard Tadoussac et de la rue Vimy, sur la rive nord de Chicoutimi, en novembre et en décembre. L’individu de 46 ans réside d’ailleurs sur le boulevard Tadoussac.

Benoît Saint-Pierre a été appréhendé le 10 décembre dernier. Il est incarcéré depuis son arrestation.

Lors de sa comparution, la semaine dernière, Saint-Pierre ne faisait face qu’à un seul chef d’accusation d’introduction par effraction, mais l’enquête policière a permis au Directeur des poursuites criminelles et pénales de porter de nouvelles accusations.

Le voleur en série a comparu de nouveau sous ces nouveaux chefs, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi.

La poursuite s’est opposée à la remise en liberté de Saint-Pierre, qui a repris le chemin des cellules.

Il reviendra en cour le 7 janvier pour tenter de recouvrer sa liberté. D’ici là, son avocat, Me Charles Cantin, étudiera la preuve que détient le ministère public contre son client.

Un passé de voleur en série

Rappelons que Benoît Saint-Pierre a un lourd passé de cambrioleur. En 2006, il avait écopé d’une peine de 11 ans de pénitencier pour une série de vols commis à Chicoutimi, dont certains à la pointe d’un couteau ou armé de pinces.

Il avait notamment commis un vol qualifié à la boutique de jouets Lydie de Chicoutimi-Nord, déguisé et avec des pinces à la main. Il était également entré par effraction dans une résidence où se trouvait une dame. Il lui avait dit de se cacher pendant qu’il commettait ses vols.

Cette série de crimes avait été perpétrée alors qu’il était en libération conditionnelle pour une première peine de huit ans de pénitencier, dont il avait écopé en 2000. Il avait pu sortir avant le terme de sa sentence.

Il avait écopé de cette première peine de pénitencier après avoir été reconnu coupable de plusieurs introductions par effraction et de vols qualifiés commis avec un couteau dans des dépanneurs.

Benoît Saint-Pierre a reçu sa première peine en 1991, toujours pour vol, alors qu’il avait 18 ans.