Daniel Martel plaidera encore coupable

Le prédateur sexuel Daniel Martel a finalement été remis en liberté, mais le tribunal lui a imposé des conditions sévères afin de s’assurer qu’il ne puisse plus entrer en contact avec des mineures.

L’individu de 20 ans a plaidé coupable, lundi, à des accusations d’avoir offert de l’argent à des jeunes filles mineures en retour de faveurs sexuelles. Il a affirmé avoir fait sept victimes et d’avoir aussi publié sur les réseaux sociaux des photos explicites d’une huitième victime.

Une fois les plaidoyers de culpabilité enregistrés, son avocat, Me Nicolas Gagnon, a demandé à la juge Sonia Rouleau de tenir l’enquête de remise en liberté.

La présidente de la salle d’audience a laissé voir qu’elle n’avait plus la juridiction pour agir étant donné que l’accusé avait plaidé coupable.

Pour y parvenir, la juge a relevé l’accusé de ses plaidoyers, a accepté de tenir l’enquête de remise en liberté et d’enregistrer à nouveau les plaidoyers. Ce qui a été fait.

La juge Rouleau a accepté de remettre l’individu en liberté. L’homme devra retourner vivre chez son père durant une semaine et ensuite il se retrouvera chez son grand-père pour une autre semaine.

« Lorsqu’il sera chez son grand-père, il n’aura pas accès à Internet ou à quoi que ce soit. C’est trop éloigné dans le bois pour que ça puisse se faire. Et lorsqu’il sera chez son père, il ne pourra utiliser Internet et aucune autre connexion ne pouvait lui permettre d’y avoir accès », a expliqué Me Gagnon.

Il faut se souvenir que Martel a utilisé les réseaux Messenger et Facebook pour attirer ses victimes. Il offrait des sommes d’argent pour avoir droit à des photos nues des adolescentes et ajoutait un montant supplémentaire pour des faveurs sexuelles.

Contestation
En raison des chefs d’accusation déposés contre lui et du fait qu’il s’agissait chaque fois d’un nouveau crime, Martel s’expose à une peine de huit années d’emprisonnement.

Au prochain passage de l’accusé devant le tribunal, le 19 novembre, Me Gagnon contestera et proposera plutôt que son client, sans antécédent judiciaire, puisse être exempté de cette possibilité.