Michaël Dallaire n’est jamais très heureux de voir les photographes du Quotidien et du Progrès. Après avoir montré son sexe à un photographe l’hiver dernier en descendant du fourgon cellulaire et après plusieurs doigts d’honneur, l’accusé a demandé au photographe, vendredi matin, s’il n’était pas tanné de le photographier.

Dallaire veut un procès devant jury

Le criminel bien connu Michaël Dallaire demande un procès devant juge et jury pour des crimes qu’il aurait commis en octobre dernier, lorsqu’il a un peu trop prolongé une permission de sortie, alors qu’il était en thérapie fermée. L’individu fait également face à des accusations de possession non autorisée d’une arme, de recel et de bris de conditions, entre autres.

Le nom de Michaël Dallaire était encore inscrit au rôle du Palais de justice de Chicoutimi, vendredi. Il devait subir son enquête sur remise en liberté pour s’être évadé de sa thérapie et pour avoir eu en sa possession une arme alors qu’il n’avait pas le droit, c’est-à-dire une arme à impulsion électrique, mais l’accusé et son avocat, Me Francis Boucher, y ont renoncé. En effet, ils ont plutôt fait savoir au tribunal que Dallaire désirait tenir son procès devant juge et jury.

« S’il vous plaît madame », a affirmé l’accusé, lorsque la juge Isabelle Boillat a répété le désir de Dallaire.

Plusieurs accusations

Michaël Dallaire a une longue feuille de route en matière de délits de toutes sortes. Ses dernières frasques remonteraient toutefois en octobre dernier, lorsqu’il a prolongé une permission de sortie, alors qu’il était en thérapie. Au lieu de retourner en centre, l’homme à la forte carrure s’est retrouvé au motel Princesse, à Jonquière, où il a finalement été arrêté en possession d’un pistolet à impulsion électrique (taser gun).

Si l’individu avait obtenu le droit de se rendre en thérapie, c’est qu’il avait préalablement plaidé coupable à des accusations qui remontaient au mois de décembre 2018.

À cette époque, le Jonquiérois avait été arrêté en possession de stupéfiants et d’une arme à feu chargée à l’intérieur de son véhicule. Les policiers de Saguenay avaient remarqué la présence de drogue sur la banquette arrière et le conducteur avait avoué avoir une arme à feu chargée dans sa veste.

Après plusieurs tergiversations, Dallaire avait fini par plaider coupable à la suite de discussions avec son avocat, Me Francis Boucher. Celui-ci était parvenu à obtenir une thérapie fermée de six mois pour son client, afin de lui permettre de reprendre le droit chemin et ainsi réclamer une peine plus clémente.

Mais Dallaire a finalement brisé ses conditions en ne respectant pas sa permission de sortie, d’où les nouvelles accusations de bris.

L’enquête préliminaire de Michaël Dallaire se tiendra le 28 novembre prochain, en vue de son procès devant jury.

Dallaire poursuit Saguenay

Michaël Dallaire avait été blanchi d’accusations du même genre qui pesaient contre lui en 2016. L’agent qui l’avait intercepté aurait menti sur les circonstances de l’intervention, qui avait mené à la découverte de drogue et d’une arme dans la voiture de Dallaire. Les 13 chefs d’accusation avaient donc été retirés. Michaël Dallaire poursuit maintenant le Service de police de Saguenay pour un montant de 337 000 $.