Dallaire s’évade de sa thérapie

Le Jonquiérois Michaël Dallaire avait eu l’autorisation de sa maison de thérapie pour une fin de semaine de liberté, mais il aurait choisi de la prolonger. Mal lui en prit, car il a été appréhendé après avoir été maîtrisé par un pistolet à impulsion électrique.

Dallaire, qui est très bien connu des policiers et de la justice, a été surpris dans une chambre du Motel Princesse, à Jonquière, mardi matin.

Le 10 septembre, l’individu de 35 ans avait plaidé coupable à des accusations de bris de probation, de possessions de cannabis, de cocaïne, de métamphétamine et de GHB, d’entrave au travail des policiers et de possession d’une arme à feu et de munitions. Il avait été envoyé en thérapie en attendant la sentence.

Au cours de la soirée de lundi, les agents du Service de police de Saguenay (SPS) ont appris que Dallaire se trouvait dans une chambre de motel.

Lorsque les patrouilleurs se sont présentés sur les lieux, ils ont trouvé une arme à impulsion électrique (teaser gun) dans le véhicule de Dallaire.

Lorsqu’ils lui ont demandé de se rendre, il semble que les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, car ce sont les policiers qui ont dû utiliser leur pistolet à impulsion électrique afin de maîtriser l’homme au gabarit imposant.

Après lui avoir passé les menottes, les agents ont dirigé Dallaire vers l’hôpital de Jonquière afin de s’assurer de son état de santé. Il a ensuite été amené au Palais de justice de Chicoutimi, où il a comparu pour avoir quitté sa thérapie et d’avoir ainsi brisé une condition de remise en liberté.

Il pourrait aussi être accusé de possession d’un pistolet à impulsion électrique, ce qui est illégal au sens du Code criminel canadien.

Arrêté en décembre

Dallaire avait été arrêté en décembre 2018 en possession de stupéfiants et d’une arme à feu chargée à l’intérieur de son véhicule. Les policiers de Saguenay avaient remarqué la présence de drogue sur la banquette arrière et le conducteur avait avoué avoir une arme à feu chargée dans sa veste.

Après plusieurs tergiversations, Dallaire avait fini par plaider coupable à la suite de discussions avec son nouvel avocat, Me Francis Boucher. Celui-ci était parvenu à obtenir une thérapie fermée de six mois pour son client, afin de lui permettre de reprendre le droit chemin et ainsi réclamer une peine plus clémente.

Mais cette dernière frasque pourrait bien lui coûter plus cher.

Dallaire possède de nombreux antécédents judiciaires.