En sortant du fourgon cellulaire, Michael Dallaire a sorti son pénis devant l’appareil du photographe du Quotidien, après l’avoir envoyé promener, pour rester poli.

Dallaire risque une lourde peine

Michael Dallaire, de Jonquière, s’expose à une longue peine d’emprisonnement s’il est reconnu coupable d’avoir été en possession d’une arme de calibre .22, chargée à bloc, sans détenir les permis de possession et de transport d’une arme à feu.

L’individu de 35 ans a été arrêté le 10 décembre 2018 alors qu’il circulait dans les rues de Saguenay. Les policiers du Service de police de Saguenay (SPS) ont intercepté le véhicule dans lequel se trouvait Dallaire en raison de sa conduite erratique.

Arrivé à la hauteur de la portière du conducteur, le patrouilleur a aperçu un sac de marijuana et un autre de métamphétamines sur l’individu.

Selon les informations, les policiers ont précisé que Dallaire, qu’ils ont reconnu, se trouvait alors en état d’arrestation.

Michael Dallaire leur a dit que cette drogue lui appartenait et qu’ils n’avaient pas à lui enlever.

Les agents ont demandé à ce qu’il sorte du véhicule. Une fois dehors, l’homme au gabarit imposant s’est raidi.

Lorsqu’il a été amené au sol, il a mentionné aux agents de faire attention et qu’il avait une arme chargée dans le véhicule, des propos que Dallaire prétend désormais n’avoir jamais tenus.

Après avoir maîtrisé l’homme au long passé judiciaire, les policiers de Saguenay ont procédé à la fouille du véhicule et ont trouvé la carabine de calibre .22, qui était chargée de neuf balles. Les agents ont aussi déniché un sac contenant plus de 60 balles pour ce même calibre.

En plus de la marijuana et de la métamphétamine, la fouille a permis de trouver des substances qui pourraient s’apparenter à du haschisch et du GHB, et une balance servant à peser les stupéfiants.

Mardi, Dallaire est revenu au tribunal pour son enquête de remise en liberté, mais son avocat, Me Charles Cantin, a repoussé la procédure au 18 janvier, le temps de trouver des alternatives à la détention.

Il faut savoir que Dallaire fréquente les salles des palais de justice depuis une vingtaine d’années. Il a commencé alors qu’il était d’âge mineur.

Depuis son passage à l’âge adulte, il a commis divers crimes, lesquels lui ont valu des peines de détention plus ou moins longues. Il est d’ailleurs sorti de prison, en septembre, pour une histoire de voies de fait.