CS des Rives-du-Saguenay: une enquête ouverte pour leurre informatique

Un dossier de leurre informatique visant un élève de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) a été ouvert à la Sûreté du Québec (SQ), au cours des derniers jours. Dans la même lignée, la CSRS a envoyé une lettre à tous les parents, leur rappelant d’être prudents face à cette réalité.

Le porte-parole de la SQ, Hugues Beaulieu, a confirmé que des agents travaillaient sur un cas dans la région, sans en dévoiler davantage puisque l’enquête en est à ses premières étapes. Des individus auraient utilisé les réseaux sociaux pour approcher des jeunes filles, en faisant croire à tort qu’ils travaillaient pour une agence de mannequins.

«On confirme qu’il y a présentement une enquête d’ouverte qui semble être du leurre informatique, mais pour l’instant, on est en période de validation d’information, a expliqué le sergent Beaulieu. On n’a reçu la plainte que mardi soir.»

La direction générale de la CSRS a envoyé une lettre à tous les parents d’élèves, mercredi, autant au primaire qu’au secondaire. Sans appuyer sur le bouton panique, elle a appelé à la vigilance.

«Il a été porté à notre attention que des situations de sollicitation de jeunes filles par des agences de mannequins via le réseau social Facebook auraient cours ces temps-ci dans diverses régions du Québec, est-il écrit. Ces approches seraient motivées par de mauvaises intentions. Sans être alarmistes, nous vous suggérons d’aborder le sujet de l’utilisation sécuritaire des médias sociaux avec vos jeunes. L’importance de la sécurité et certaines règles de base à observer en ligne seront également rappelées en classe au cours des prochains jours.»

La porte-parole de la CSRS, Claudie Fortin, a confirmé que le but premier de la démarche était préventif, en raison du nombre de cas rapportés dans différentes régions du Québec, dont le Saguenay.

«Des situations nous ont été rapportées et elles sont assez préoccupantes pour qu’on prenne la peine d’envoyer un message de prévention», a-t-elle mentionné.

Les jeunes à partir de la cinquième année du primaire devraient être ceux visés par la clinique de sensibilisation.