Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales

Croyant être dans l'armée, il menace ses grands-parents

Un individu de 23 ans, qui broyait du noir et qui croyait être membre de l’armée américaine, a mené la vie dure à ses grands-parents durant quelques mois au point de les menacer avec un couteau à lame rétractable et à les forcer à lui remettre de l’argent.

Le client de Me Gitane Smith a plaidé coupable aux accusations déposées contre lui, mardi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, devant la juge Guylaine Tremblay, de la Cour du Québec. Le tribunal a demandé la confection d’un rapport présentenciel afin d’en connaître davantage sur l’individu.

Il a plaidé coupable à des accusations de harcèlement criminel, de menaces, de voies de fait avec une arme et de plusieurs bris de conditions.

Les déboires de l’individu, qui est sans antécédent judiciaire, ont commencé en décembre 2017 alors qu’il a harcelé criminellement ses grands-parents.

« Les grands-parents de l’accusé ont eu la gentillesse de l’héberger. Mais il est devenu agressif envers eux. Ses problèmes tournaient autour de la consommation de stupéfiants. Les spécialistes ont parlé de schizophrénie, car il voyait tout en noir et croyait être membre de l’armée américaine », a expliqué Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

L’individu a été remis en liberté après quelques jours en détention, mais il se devait de respecter certaines conditions.

« Peu de temps après, il a forcé sa grand-mère à se rendre au guichet automatique afin de lui remettre de l’argent. Il a fait les menaces avec un couteau à lame rétractable. Il a ensuite été dénoncé par la victime », a repris Me Lebel.

Avant que l’ordonnance de confection du rapport présentenciel ne soit prononcée, l’accusé a tenu à préciser qu’il n’avait pas de diagnostic de schizophrénie, qu’il avait plutôt souffert d’une psychose toxique.

Me Smith a fait valoir que son client avait effectué un véritable virage dans sa vie. « Il a suivi et réussi une thérapie. Il s’est véritablement repris en main au point où ses grands-parents l’accompagnent ce matin (mardi matin) au Palais de justice de Chicoutimi », a mentionné Me Smith.

D’ailleurs, le tribunal l’a autorisé à reprendre contact avec les grands-parents, mais il ne peut se rendre pour l’instant à leur domicile.

Les parties reviendront au palais de justice le 24 janvier pour le dépôt du rapport présentenciel et les représentations sur la peine.