Le débit de la rivière Chicoutimi, à la hauteur du barrage Price, est particulièrement élevé.

Cours d'eau: la vigilance est de mise

La vigilance est de mise pendant la fin de semaine en bordure des cours d'eau de la région, même si la Sécurité civile juge qu'il n'y a pas de situation critique malgré des précipitations annoncées de 20 à 30 millimètres de pluie.
La porte-parole de l'organisme, France-Sylvie Loisel, a indiqué au Progrès qu'en période de crue printanière, principalement pour les gens qui habitent en bordure des cours d'eau, il est utile de prendre des mesures de précaution. Plusieurs routes et résidences à Lac-Bouchette et Saint-François-de-Sales sont toujours particulièrement menacées, alors qu'une vingtaine de maisons à Sainte-Jeanne-d'Arc ont été inondées cette semaine.
La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean comprend plusieurs bassins et il est possible que certains d'entre eux réagissent rapidement à des précipitations en période de crue. La Sécurité civile rappelle qu'il peut y avoir des inondations provoquées par la nappe phréatique qui est déjà gorgée d'eau après un hiver où les chutes de neige ont été importantes, combinées aux pluies printanières.
Il devrait ainsi y avoir une augmentation des débits dans les différentes rivières. La petite rivière Péribonka, la rivière Chicoutimi et la rivière Ouiatchouan sont d'ailleurs sous surveillance, peut-on voir sur le site d'Urgence Québec.
Malgré ces hausses, la Sécurité civile ne prévoit pas que les cours d'eau dépassent les seuils d'inondation dans leur ensemble.
La société Rio Tinto, qui gère tout le bassin de la rivière Péribonka, a déjà prévu une crue printanière à 130 % de la normale. Les spécialistes affectés à la gestion des barrages surveilleront la situation pendant la fin de semaine alors que l'entreprise attend des précipitations de 30 millimètres sur ses bassins pendant cette période.
« Une crue moyenne atteint 6500 mètres cubes seconde alors que nous prévoyons au plus fort qu'elle soit de l'ordre de 8000 mètres cubes seconde. Pour nous, la crue est débutée depuis le 11 avril et nous suivons la situation », a déclaré la porte-parole Xûan-Lan Vu.
Par mesure de prudence, l'entreprise a procédé à une lecture additionnelle au sol du couvert de neige dans le secteur en amont de ses bassins. Selon la porte-parole, le couvert de neige est important cette année et il est toujours présent. En ce moment, les apports d'eau dans le lac Saint-Jean sont de l'ordre de 4800 mètres cubes seconde.
Rio Tinto procède en ce moment à des déversements sur les rivières Grande et Petite Décharge de même que sur la rivière Saguenay. Les estacades qui permettent aux plaisanciers de garder une distance sécuritaire des ouvrages ne sont pas encore installées. Il est possible qu'elles ne soient pas mises en place devant les ouvrages du lac Saint-Jean pour le 12 mai, date prédite de l'ouverture de la saison de pêche, en raison de la présence de glace. Rio Tinto recommande très fortement aux pêcheurs de ne pas s'approcher des ouvrages de contrôle de niveau (barrages et déversoirs).
La crue maximale devrait normalement être atteinte pendant la troisième semaine de mai. Avec Dominique Gobeil