Les menaces de mort avaient été perpétrées contre des infirmières de l’hôpital de Chicoutimi, notamment.
Les menaces de mort avaient été perpétrées contre des infirmières de l’hôpital de Chicoutimi, notamment.

Coupable de menaces de morts contre des infirmières, il retourne vivre à l’hôpital

Un homme de 58 ans a plaidé coupable à une série de chefs d’accusation de menaces de mort et de voies de fait contre six infirmières et un agent de sécurité de l’hôpital de Chicoutimi, la semaine dernière, au Palais de justice de Chicoutimi. L’individu, qui souffre de problèmes de santé mentale, ne peut vivre nulle part, si bien que son lieu de résidence est l’unité psychiatrique de l’hôpital, l’endroit même où il a commis ses infractions.

L’homme était détenu depuis 81 jours à la prison de Roberval, après avoir dit à une infirmière qu’il allait la tuer, en plus d’une série d’autres menaces de mort. Il a également admis avoir commis des voies de fait simples contre un agent de sécurité, notamment.

Il a plaidé coupable devant le juge de la Cour du Québec, Michel Boudreault, par visioconférence, en direct du centre de détention de Roberval.

L’individu de 58 ans avait peine à écouter les échanges entre les procureurs et le juge Boudreault a dû lui demander à plus d’une reprise de cesser de chuchoter. L’homme posait de nombreuses questions à l’agent correctionnel qui se trouvait à côté de lui.

«Ça va être quoi, ma probation, est-ce que ça va être sévère?», demandait l’accusé à l’agent correctionnel, pendant que les procureurs plaidaient. «Coupable!», a finalement crié l’homme.

L’homme n’en est pas à ses premières présences devant les tribunaux et les experts de l’Institut Philippe-Pinel l’ont qualifié d’homme dangereux par le passé. L’individu ne peut subvenir à ses besoins par lui-même.

Le problème, c’est qu’aucune ressource en santé mentale ne peut l’accueillir dans la région et il doit vivre à l’hôpital de Chicoutimi, a expliqué le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget.

Il fait donc des allers-retours entre la prison et l’hôpital.

Ayant déjà purgé près de sept mois de détention, l’homme a pu recouvrer sa liberté, puisque son temps était fait, selon la suggestion commune de la Couronne et de la défense, qui proposaient une peine de 82 jours de détention.

Son lieu de résidence étant l’unité psychiatrique de l’hôpital de Chicoutimi, l’homme a été reconduit par le Service correctionnel jusqu’à l’hôpital.

Selon sa probation, il lui est particulièrement interdit d’importuner, de quelque façon que ce soit, le personnel de l’établissement de soins.