Billy Pothier a plaidé coupable de voie de fait armé, menace, d’avoir braqué une arme à feu et de possession d’une arme prohibée.
Billy Pothier a plaidé coupable de voie de fait armé, menace, d’avoir braqué une arme à feu et de possession d’une arme prohibée.

Coupable d’avoir braqué un calibre 12 au visage d’inconnus

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Billy Pothier, ce jeune homme de 22 ans qui avait braqué une arme à feu sur deux inconnus qui étaient tranquillement assis sur leur balcon, en mai 2019 à Jonquière, a admis les gestes posés, vendredi dernier, au Palais de justice de Chicoutimi. En raison de la réhabilitation du jeune homme et de ses efforts pour vaincre ses problèmes de consommation, la juge de la Cour du Québec, Isabelle Boillat, a ordonné la réalisation d’un rapport présententiel, en vue de la détermination de la peine.

Billy Pothier a plaidé coupable de voie de fait armé, menace, d’avoir braqué une arme à feu et de possession d’une arme prohibée.

Le jeune homme a admis que le 21 mai 2019 en soirée, il a téléphoné à une connaissance, afin de la menacer de mort. L’accusé était fortement intoxiqué par la drogue.

Il lui a dit qu’il s’en allait chez elle pour lui régler son cas. En route, Billy Pothier, armé d’un calibre .12 tronçonné et d’un couteau dont la lame mesurait environ 12 pouces, s’est arrêté devant une résidence de Jonquière, où deux personnes étaient assises sur la galerie. Ces deux personnes, un homme et une femme, ne connaissaient pas Pothier.

« As-tu un problème ? », a lancé l’accusé aux deux inconnus.

Le jeune a ensuite monté les marches menant à la galerie, menaçant les deux personnes avec son arme à feu.

Finalement, c’est la conjointe de Pothier qui avait mis un terme au délire de l’accusé, qui était finalement rentré chez lui.

Billy Pothier avait rapidement été arrêté puis incarcéré. Il avait pris le chemin d’une thérapie fermée de six mois, qu’il a réussie. Il est sobre depuis les événements. Il travaille maintenant 40 heures par semaine et son employeur a écrit une lettre à l’attention du tribunal, pour démontrer que le jeune homme est un employé sérieux. Il a terminé un suivi de la thérapie avec succès également. Il est père depuis peu.

«Il y a un énorme effort de réhabilitation de mon client et il a cessé de consommer. Il respecte toutes les conditions imposées et coopère très bien», a affirmé l’avocat de Billy Pothier, Me Julien Boulianne.

La Couronne, représentée par Me Marianne Girard, a convenu que la confection d’un rapport présententiel serait très utile pour la détermination de la peine, en raison de la réhabilitation du jeune homme, mais en tenant compte de la gravité des gestes commis.

Un tel rapport nécessite quelques semaines de travail. D’ici à ce que les deux parties débattent sur la sentence, le 18 novembre prochain, le jeune homme doit continuer à respecter les conditions imposées par le tribunal.