L’homme a plaidé coupable au Palais de justice de Chicoutimi.

Coupable d'avoir agressé sa belle-fille avec un retard mental

Un homme de Dolbeau-Mistassini a admis, jeudi au Palais de justice de Chicoutimi, avoir agressé sexuellement sa belle-fille qui présente un retard intellectuel. Le beau-père, qui a plaidé coupable devant le juge Pierre Lortie, devrait écoper d’une peine d’emprisonnement de quelques années.

Le quinquagénaire a commencé les attouchements lorsque la fille de sa conjointe avait 11 ans. Les derniers gestes reprochés remontent à l’automne 2015, alors que la victime avait 19 ans. Son âge mental est toutefois évalué à 8 ans, selon les informations fournies par le ministère public. L’individu aurait sévi à deux reprises pendant la période d’âge mineure et à trois occasions à l’âge adulte. L’homme a eu des relations sexuelles complètes, en plus de fellations. Ces événements se sont produits dans la maison familiale de Chicoutimi, en cachette de la mère.

La représente du ministère public, Me Karen Inkel, a profité de l’occasion pour rappeler à l’homme la signification du consentement. Le silence n’est pas un accord, a-t-elle insisté.

« Ce n’est pas parce qu’on ne dit rien qu’on donne notre consentement. Se laisser faire, ce n’est pas un consentement. »

L’individu devait présenter une défense, cette semaine, au Palais de justice de Chicoutimi, mais il a finalement décidé de plaider coupable. Un procès de deux jours avait été fixé. La victime n’a donc pas eu a témoigner. 

« La victime était prête à témoigner, même si c’est toujours mieux si elle n’a pas à le faire », a mentionné Me Inkel.

L’homme a été appréhendé, à la suite d’une dénonciation venant d’une tierce personne. La jeune femme a parlé de ses relations avec un enseignant qui a ensuite alerté la mère et les autorités. 

Le cas de cette famille de Saguenay rappelle la vulnérabilité des personnes handicapées en matière d’agression sexuelle. Des études démontrent d’ailleurs que les personnes présentant une déficience intellectuelle sont plus à risque d’être agressées sexuellement. De tels gestes sont d’ailleurs sévèrement punis par les tribunaux. 

L’individu doit se présenter à nouveau devant le juge Pierre Lortie, le 2 mars, pour recevoir sa sentence. D’un commun accord, son avocat, Me Luc Tourangeau, et Me Karen Inkel devraient demander une peine de prison de trois ans.