Anthony Toupin a été reconnu coupable le 6 février dernier.

Coupable d'agression sexuelle: Toupin porte le verdict en appel

Coupable d’une agression sexuelle sur une ancienne copine de classe, le Trifluvien Anthony Toupin souhaite qu’un juge de la Cour supérieure du Québec analyse, en appel, le verdict et espère éventuellement un renversement.

Lundi matin, Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et Me Alexandre Biron, en défense, ont discuté des échéanciers à respecter pour la présentation des mémoires des deux parties.

Anthony Toupin, ex-journaliste sportif du Journal de Québec et ancien étudiant d’ATM, a été reconnu coupable le 6 septembre dernier par le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, d’agression sexuelle sur une jeune fille de 17 ans.

Les événements reprochés à Toupin se sont déroulés en août 2018. Toupin a profité de l’état d’ébriété avancé de sa victime pour lui insérer ses doigts dans le vagin, sans que celle-ci consente ou soit en mesure de le faire.

« Il s’agissait d’une rencontre où l’on devait fixer des dates pour la suite des procédures. Nous avons chacun un exposé à faire pour expliquer notre position et nous devons le faire avant le 14 février. Par la suite, nous devrions être en mesure de fixer une date pour l’audition de l’appel », explique Me Vallée.

Si le dossier d’appel se déroule devant la Cour supérieure du Québec, c’est que l’accusation a été portée de façon sommaire au lieu d’un acte criminel (Cour d’appel du Québec). Mais ça ne change rien à la façon de faire, si ce n’est que ce n’est pas le même tribunal qui entend l’affaire.

Les représentations des deux parties devraient donc se faire plus tard que le 15 février, alors que les représentations sur sentence se feront le 19 février 2020.

Même si le dossier sera entendu en appel, cela n’empêche pas les parties de faire les représentations sur sentence et au juge de rendre la peine qui s’impose. Un rapport présentenciel a été demandé afin de mieux connaître l’individu. Me Gitane Smith, en défense, entend demander une absolution inconditionnelle, alors que le DPCP a laissé voir qu’il n’y aurait alors pas de suggestion commune.

Il est possible de croire que l’accusé, qui demeure en liberté depuis le verdict de culpabilité, portera aussi la sentence en appel.

Le juge Hudon n’avait pas cru la version de Toupin, estimant qu’il avait offert plusieurs contradictions lors du contre-interrogatoire. L’accusé a admis avoir inséré ses doigts dans le vagin de la jeune femme, mais avait prétendu qu’elle était consentante.

Le juge a noté que la version de la victime était demeurée la même du début à la fin.