Palais de justice de Chicoutimi

Coupable d'agression sexuelle même s'il ne bandait pas

Un homme de Jonquière a compris qu’il ne pouvait agresser sexuellement une ex-conjointe, même si le couple avait déjà eu des pratiques sexuelles non conventionnelles.

L’individu d’une quarantaine d’années a plaidé coupable à des accusations d’agression sexuelle et de menaces de mort à l’encontre d’une ex-copine. 

La juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, a entériné les plaidoyers de culpabilité et s’est assurée que l’accusé reconnaissait les faits et qu’il plaidait coupable de façon libre et volontaire.

Ancienne flamme

L’homme, dont les intérêts sont défendus par Me Charles Cantin, s’est retrouvé chez son ancienne flamme un soir d’avril 2015 afin de lui rendre service. En fin de soirée, la dame s’est aperçue qu’il était totalement intoxiqué. Elle a essayé de le réveiller pour qu’il quitte la résidence.

« La victime a dû le brasser pour qu’il se réveille. Elle lui a demandé de partir. Lui ne voulait pas. Comme le couple avait eu des pratiques sexuelles non conventionnelles, l’accusé a cru qu’elle voulait jouer. Mais ce n’était pas le cas. L’individu a fait fi des avertissements de la dame et il a pensé qu’il pouvait faire ce qu’il faisait avant », a expliqué Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

« Il a tenté de lui enlever ses vêtements, mais n’a pas réussi. Il est parvenu à lui arracher des sous-vêtements. Il a tenté de lui mettre les doigts dans le vagin, mais il n’a pas été en mesure de le faire. Il a voulu pénétrer la dame, mais il n’a pas bandé. Il a fini par se masturber et a éjaculé sur le lit », a résumé Me Lebel.

Un rapport présentenciel a été demandé. Les représentations sur la peine auront lieu plus tard.