La peine rendue par la juge Sonia Rouleau a été maintenue par la Cour d’appel du Québec.
La peine rendue par la juge Sonia Rouleau a été maintenue par la Cour d’appel du Québec.

Condamné à 30 mois de prison: l’appel du fuyard de Dolbeau-Mistassini rejeté

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Dominic Bordeleau-Blais, condamné à 30 mois de prison pour avoir fui les policiers à bord d’une voiture volée en janvier dernier à Dolbeau-Mistassini, ne pourra pas en appeler de la sentence. La Cour d’appel du Québec a rejeté la demande de l’accusé et de son avocat, qui estimaient que la peine prononcée par la juge Sonia Rouleau était trop sévère.

En janvier 2020, l’individu, qui était alors en libération conditionnelle pour d’autres délits, avait volé une voiture et s’était sauvé lorsque les policiers le pourchassaient. Il avait abandonné la voiture et avait ensuite pris la fuite à pied. Il avait sombré dans la rivière Mistassini, alors glacée, puis avait dû être secouru par les pompiers. Il avait également donné un faux nom aux autorités.

L’homme avait plaidé coupable devant la juge de la Cour du Québec, Sonia Rouleau. La magistrate l’avait condamné à purger 30 mois de détention. La défense, représentée par Me Francis Boucher, avait plaidé pour une sentence de cinq mois, alors que la Couronne demandait 36 mois de détention.

Jugeant la peine rendue trop sévère et estimant que la juge avait erré en omettant plusieurs facteurs favorables à l’accusé. Me Boucher voulait en appelé de la sentence.

Dans leur décision, les juges de la Cour d’appel donnent raison à la juge Rouleau.

« La lecture du prononcé de la peine permet de constater que la juge (Sonia Rouleau) a considéré la situation globale du requérant et que, parmi les facteurs atténuants et aggravants, elle a donné davantage de poids à la gravité objective des infractions, au fait que lors de la commission des infractions le requérant était en libération conditionnelle suite à une période d’emprisonnement récente pour des infractions de même nature, aux nombreux et réguliers antécédents judiciaires du requérant depuis 2010, à ses récidives d’infractions de même nature durant cette période et au fait que les peines qui lui ont été imposées au fil des ans ne l’avaient toujours pas amené à modifier son profil et son comportement délinquants », a déclaré le juge de la Cour d’appel, Michel Beaupré.

Concernant la peine jugée trop sévère par la défense, la Cour d’appel a indiqué que « la magistrate a analysé la situation de façon globale afin, comme l’a établi la jurisprudence des tribunaux d’appel, d’adapter plus largement la peine aux crimes commis et au profil du requérant. Le juge de la Cour d’appel a également précisé que la juge Rouleau avait tenu compte des plaidoiries de l’avocat de défense pour expliquer sa décision.

Finalement, la demande d’appel a été rejetée et la peine de 30 mois est maintenue.