Éric Bergeron, concierge à l’École secondaire de L’Odyssée/Dominique-Racine, avait proféré des menaces à l’endroit des étudiants et du personnel.

Concierge de Dominique-Racine: le verdict suscite des questions

Le verdict de non-responsabilité d’Éric Bergeron, le concierge de l’École secondaire de L’Odyssée/Dominique-Racine de Chicoutimi, pourrait être contesté par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Du moins, les conclusions suscitent certaines interrogations.

L’homme de 47 ans est accusé de menaces de mort envers les étudiants et le personnel de l’école et envers son propre père.

Il est aussi accusé de possession d’armes à feu et d’en avoir fait un mauvais entreposage. Il fait aussi face à des accusations de possession de stupéfiants.

Le client de Me Olivier Théorêt, de l’Aide juridique, est revenu devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, mercredi matin.

Le 20 septembre 2017, Bergeron a été arrêté par les policiers de Saguenay après s’être présenté dans un dépanneur situé à l’intersection des rues Vimy et Delisle. Il avait alors tenu des propos menaçants envers les élèves de l’école et le personnel de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

Bergeron avait laissé voir à des gens qui se trouvaient à l’intérieur du dépanneur qu’il était prêt à faire un carnage.

Dès le moment de la comparution de Bergeron, le tribunal avait ordonné la tenue d’un examen sur sa responsabilité. Les résultats avaient été rendus à la cour le 23 octobre 2017. 

Les parties ont fixé la prochaine audition au 1er mai. Me Mélanie Paré, de la Couronne, voudrait interroger le médecin qui a rencontré Bergeron et tenter de comprendre sa conclusion.

Il appert que les rencontres du médecin et de l’accusé ont mené le professionnel de la santé à conclure qu’il n’était pas responsable des menaces qu’il aurait faites lors de son passage au dépanneur.

Selon les informations obtenues, la représentante de la Couronne veut en savoir davantage sur les conclusions. Me Paré souhaite poser quelques questions au médecin traitant.

En raison de la drogue saisie, des interrogations persisteraient sur le fait que l’accusé pouvait être sous l’effet de la consommation de métamphétamine et de marijuana, plutôt que non-responsable en raison de sa maladie mentale.

Les parties se reverront le 1er mai pour en discuter.

Déménagement

Le concierge de la CS des Rives-du-Saguenay, qui est en congé maladie depuis quelques mois, a aussi demandé la permission au tribunal de pouvoir changer d’adresse afin d’aller vivre chez son père.

L’avocat de Bergeron a mentionné que son client avait dû déclarer faillite et avait perdu sa maison à la suite de ses déboires. 

Le juge Michel Boudreault a accepté la demande, même si des menaces de mort avaient été proférées par Bergeron à l’endroit de son paternel.

Ce dernier se trouvait dans la salle d’audience et a confirmé être prêt à accueillir son fils.

« Je suis d’accord. C’est ça ou c’est la rue », a ajouté le papa.