Sarah-Jane Landry-Maltais, David Gilbert et Philippe Fortin-Racine font face à la justice pour un vol qualifié. Gilbert avait été condamné à quatre ans de prison en 2014.

Complices de vol: peines d'un an minimum

Le rappeur David Gilbert et ses trois complices du vol qualifié au dépanneur Couche-Tard de la rue Saint-Dominique, à Jonquière, s’exposent à une peine minimale d’emprisonnement en raison de l’utilisation d’une arme à feu dans un dessein criminel.

Gilbert, Sara-Jane Landry-Maltais, Jean-Philippe Gagnon et Philippe Fortin-Racine ont comparu jeudi matin devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, pour faire face à de nouvelles accusations.

Me Michaël Bourget, de la Couronne, a déposé les nouvelles accusations pour le vol qualifié commis dans un dépanneur de la rue Saint-Dominique, à Jonquière, le soir du 3 avril 2018. 

Ils sont aussi accusés de complot et d’introduction par effraction en lien avec un événement survenu le 8 avril au Burger King de Chicoutimi.

Il faut savoir que Gilbert, représenté par Me Luc Tourangeau, a été condamné à quatre années de pénitencier en 2014 pour un crime perpétré avec une arme à feu. Il avait été remis en liberté à la fin de 2016 et avait même prononcé des conférences auprès des jeunes pour dire qu’il s’était repenti et qu’il regrettait ce qu’il avait fait.

Sa peine s’est terminée en février 2018. Le 3 avril, il récidivait, selon les accusations déposées contre lui. S’il est reconnu coupable, il s’expose à une peine beaucoup plus sévère que la première.

Le Code criminel canadien prévoit une sentence de sept années pour une récidive avec une arme à feu.

Quant aux trois autres complices, ils ont tous été accusés de vol qualifié et d’utilisation d’une arme à feu dans un dessein dangereux.

Ils pourraient être condamnés à la peine minimale d’une année étant donné qu’ils n’ont pas d’antécédents similaires.

Autre dossier 

En plus de l’affaire du dépanneur Couche-Tard, les accusés ont vu d’autres accusations tomber en lien avec une autre affaire, mais qui aurait des ramifications avec le vol qualifié. 

Jean-Philippe Gagnon (Me François Dionne) est accusé de voies de fait armées (bâton de baseball), de menaces, d’intimidation, de séquestration et d’avoir fait pression pour obtenir le silence d’un témoin en lien avec l’événement du Burger King du 8 avril.

Ces mêmes accusations ont été déposées à l’endroit de Sarah-Jane Landry-Maltais et Philippe Fortin-Racine, représentés par Me Charles Cantin et Me Julien Boulianne.

Enquête caution

Les dossiers des quatre individus ont été reportés au mardi 17 avril et les avocats tenteront de les remettre en liberté. 

Me Boulianne croit pouvoir offrir de bonnes garanties au tribunal dans le dossier de Fortin-Racine, étant donné que celui-ci n’a aucun antécédent judiciaire. Il songe à l’envoyer en thérapie fermée de six mois pour venir à bout de sa problématique de consommation de drogue.

Dans les autres dossiers, les avocats ne cachent pas qu’ils ont beaucoup de documents à lire, car la preuve accumulée contre les accusés a été remise au cours des dernières heures.

« Nous allons être prêts pour la tenue des enquêtes de remise en liberté mardi », a précisé Me Bourget en s’adressant au tribunal.