Comme à Dolbeau-Mistassini en 2015

L’accident mortel survenu sur la 323 impliquant une auto-patrouille de la Sûreté du Québec (SQ), mercredi, près de Amherst, dans les Laurentides, rappelle les tristes événements survenus à Dolbeau-Mistassini, en juillet 2015, lorsque trois personnes âgées ont perdu la vie d’une manière semblable. Le policier subira en mai son procès pour conduite dangereuse causant la mort.

Cécile Lalancette, 89 ans, Georges Martel, 80 ans, et Louiselle Laroche, 71 ans, avaient trouvé la mort après que leur automobile ait été percutée de plein fouet par une auto-patrouille semi-banalisée de la SQ, sur la route 169, à l’angle de la rue de Quen et de l’avenue Rousseu, dans le secteur de Mistassini.

Soulignons toutefois que dans le cas des événements survenus mercredi sur la 323, l’auto-patrouille de la SQ n’était pas banalisée. 

À Dolbeau-Mitassini, en juillet 2015, le conducteur et ses deux passagers avaient laissé passer deux auto-patrouilles clairement identifiées, avant de s’engager sur la route, où la limite est de 60 km/h, et d’être happés par l’auto-patrouille semi-banalisée

Le policier se rendait alors sur les lieux d’un appel d’urgence, à Sainte-Jeanne-d’Arc.

Procès en mai

Le patrouilleur Maxime Gobeil, qui se trouvait au volant de la voiture semi-banalisée, a ensuite été accusé de conduite dangereuse causant la mort.

Son procès doit s’ouvrir en mai 2018, au Palais de justice de Roberval. L’enquête préliminaire a eu lieu en mai dernier. 

Depuis le dépôt des accusations, en septembre 2016, le policier a été suspendu avec solde. Lors de sa première comparution, il avait plaidé non coupable aux accusations de conduite dangereuse causant la mort.