Me Gitane Smith

Cinq chefs pour des menaces au couteau

Le Jonquiérois Sébastien Lessard fait face à cinq chefs d'accusation, dont un de voies de fait armées, après avoir menacé ses présumées victimes avec un couteau.
L'individu de 30 ans a comparu, lundi après-midi, devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec. Il demeure incarcéré jusqu'à la tenue de son enquête de remise en liberté prévue pour jeudi.
Au cours de la fin de semaine, Lessard s'est retrouvé dans une résidence où il a menacé les trois occupants. Il n'a pas obtempéré immédiatement à l'arrivée des policiers de la Sécurité publique de Saguenay.
« Des accusations de voies de fait armées, de menaces, de présence illégale dans une résidence et d'entrave au travail des policiers ont été déposées contre Sébastien Lessard. Nous avons demandé une évaluation sur la violence. Étant donné que l'homme ne possède aucun antécédent judiciaire, nous voulons comprendre s'il représente un risque de récidive et de passer à l'acte. Nous devrions avoir un bon topo de la part du service de probation », a expliqué Me Karen Inkel, de la Couronne.
Le client de Me Gitane Smith a commis les actes au cours de la fin de semaine dans un appartement du secteur de Kénogami, à Jonquière. Les agents ont dû utiliser du poivre de Cayenne afin de le maîtriser.
« Il semble ouvert à offrir sa collaboration, mais ce n'est pas un individu qui parle beaucoup. Tout ce que je sais pour l'instant, c'est qu'il y a eu une chicane avec une personne dans un logement et que mon client s'est impatienté au moment où la victime a communiqué avec les policiers. Il a été menaçant avec un couteau. À l'arrivée des agents, il a refusé au départ de laisser tomber le couteau. Heureusement, personne n'a été blessé », a résumé Me Smith.
Pour le moment, Sébastien Lessard collabore bien avec le service de probation. Il restera détenu jusqu'à son prochain passage au tribunal, jeudi matin. Les parties au dossier pourront alors analyser la possibilité de lui accorder sa liberté ou décideront de le garder sous les verrous.