L’agression serait survenue dans le petit sentier séparant la rue Sydenham et l’Université du Québec à Chicoutimi.

Christina Proulx accusée de voies de fait

Christina Proulx, de Chicoutimi, fait face à des accusations de voies de fait armées et de voies de fait causant des lésions, après avoir présumément attaqué une étudiante anglophone dans un sentier, dimanche dernier.

La jeune femme de 29 ans a été officiellement accusée, lundi, au palais de justice de Chicoutimi. Détenue depuis son arrestation, Proulx s’est présentée à la cour vêtue de la combinaison blanche qu’on offre aux prisonniers sans vêtement ou dont le linge a été réquisitionné pour des fins d’enquête.

Cette dernière, rappelons-le, aurait agressé physiquement une étudiante anglophone dans un petit sentier près de l’Université du Québec à Chicoutimi. Proulx aurait utilisé une branche d’arbre comme arme.

Selon les informations policières, la présumée assaillante aurait reproché à la victime d’avoir eu une relation avec son copain. Mais Proulx et l’étudiante ne se connaissent « ni d’Ève ni d’Adam », confirme la représentante du ministère public, Me Mélanie Paré.

Proulx aurait pris la fuite après l’agression, mais a été rapidement retrouvée par les patrouilleurs. La jeune femme est d’ailleurs connue des milieux policiers. Elle était en attente de procès pour vol et elle possède des antécédents judiciaires.

La jeune femme, tatouée au visage, n’a pas parlé pendant son passage en cour, lundi. Le ministère public, qui s’est opposé à sa remise en liberté, n’a pas demandé de suivi psychiatrique pour connaître l’état mental de Proulx pendant ladite agression. Son avocat, Me Charles Cantin, pourrait éventuellement l’exiger. Proulx sera de retour devant le tribunal mardi pour son enquête sur remise en liberté. Quant à la victime, elle a subi des blessures mineures. Il a toutefois été impossible d’en savoir davantage sur son état de santé.