Chicane de voisins: fin d'une saga judiciaire à Shipshaw

Après trois années de chicanes, de poursuites judiciaires et de plaintes au criminel, la saga des voisins Pierre Pilote et Yvon Roy est terminée. L’accusé Pilote a accepté de souscrire à un article 810 du Code criminel canadien, faisant en sorte qu’il devra garder la paix et avoir une bonne conduite, après avoir reconnu que le plaignant ait pu craindre pour sa sécurité à un moment ou un autre de ce malheureux épisode.


Le dossier s’est réglé mercredi au Palais de justice de Chicoutimi après deux journées d’intenses discussions et négociations entre les parties civiles et les avocats. Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a présidé les discussions. 

Ce règlement fait en sorte que les accusations de menaces, de harcèlement et de méfaits contre Yvon Pilote ont été retirées.

La chicane des voisins de Shipshaw remonte à quelques années, lorsque l’ancien militaire a décidé d’installer une clôture autour de son terrain et d’y placer deux barrières sur le chemin menant à la résidence d’Yvon Roy, mais qui était la propriété de Pilote.

Au moment où l’accusé devait subir quatre procès différents en lien avec cette histoire, les parties ont entrepris des discussions afin de trouver un terrain d’entente. 

Il est impossible pour les médias de rapporter les détails de la négociation et de la conclusion du dossier étant donné que celles-ci se sont faites à huis clos.

Me Charles Cantin, qui représentait les intérêts de Pierre Pilote, estime que les parties ont pu mettre un terme à une saga civile qui s’est transportée au criminel.

« Trois ans de saga judiciaire ont été réglés. Ça s’est fait en présence des deux voisins, des avocats au criminel et au civil et du juge Michel Boudreault. Le règlement de ce dossier permet à la justice d’épargner deux semaines de procès civil et criminel et de faire économiser des dizaines de milliers de dollars à la justice et aussi ça va donner du temps pour tenir d’autres procès », indique Me Charles Cantin.

« S’il y a un contact verbal, cela doit se faire dans la courtoisie, car il n’y a pas d’interdiction de communiquer. Il faut laisser le droit de passage libre de toute entrave et laisser les parties se parler. Nous avons favorisé la discussion », mentionne Me Cantin.