Mireille Boutin, directrice de l’école Charles-Gravel, affirme que plusieurs actions ont été posées, au cours des dernières années, afin d’éviter pareille situation.

«Chaque situation est prise au sérieux», dit l'école

La direction de l’École secondaire Charles-Gravel assure que plusieurs mécanismes sont mis en place afin de contrer l’intimidation. Elle affirme que beaucoup d’efforts sont mis pour enrayer ce phénomène et que les intervenants sont de mieux en mieux outillés pour obtenir des résultats.

Mireille Boutin, directrice de l’établissement scolaire, ne commentera pas les événements survenus lundi et ayant mené au transport ambulancier d’un élève et à l’arrestation d’un second.

Elle affirme toutefois que plusieurs actions ont été posées, au cours des dernières années, afin d’éviter pareille situation.

« On a un comité de prévention de la violence et de l’intimidation qui prend forme chaque année. On a un plan de lutte à la violence qui analyse les situations et qui ajuste les interventions. On a dans l’école un protocole à suivre quand arrivent des situations d’intimidation. Chaque situation est prise au sérieux par les intervenants », assure-t-elle, soulignant que les intervenants accompagnent autant la victime que l’agresseur et les témoins.

Des intervenants pour chaque niveau scolaire, des locaux d’accompagnement et des techniciennes en éducation spécialisée sont disponibles à l’école pour répondre aux besoins des jeunes. Des partenaires collaborent également avec le personnel scolaire lorsqu’une situation est problématique.

« Des partenaires viennent analyser les situations plus problématiques. Un policier préventionniste vient travailler avec nous et on a des ateliers de prévention. On tente aussi d’offrir des conférences à nos élèves sur le sujet. On en offre aussi aux parents occasionnellement. »

La directrice estime d’ailleurs que le parent demeure son meilleur allié.

« Nos partenaires principaux, ce sont les parents. On veut qu’ils sachent qu’on est avec eux. On les sollicite, on communique avec eux. C’est un travail d’équipe tout ça. On espère toujours être de plus en plus efficace là-dedans, mais c’est une responsabilité collective. Tout commence à la maison. »

Mireille Boutin est convaincue que les efforts déployés pour enrayer le problème au cours des dernières années portent leurs fruits.

« Je pense que le sentiment de sécurité augmente pour la plupart des élèves. Je pense sincèrement qu’on a des impacts. L’intimidation est prise au sérieux depuis de nombreuses années et je pense qu’on se spécialise de plus en plus et qu’on devient de plus en plus efficaces. Du moins, on y aspire et on espère que nos jeunes vont utiliser ce qu’on met à leur disposition. On agit avec rigueur, professionnalisme et en toute confidentialité. »