La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay soutient avoir déboursé jusqu’à maintenant plus de 611 000 $ dans le dossier qui l’oppose à son ex-directrice générale, Chantale Cyr.

Chantale Cyr: les frais d'avocat n’auraient pas augmenté depuis la fin du procès

Les frais d’avocat encourus jusqu’à maintenant dans le dossier de Chantale Cyr n’auraient pas augmenté depuis la fin du procès, en se situant toujours à quelque 600 000 $ pour la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, selon les informations obtenues par Le Progrès. Ce montant n’inclut pas les frais de défense de l’ex-directrice générale qui a eu gain de cause auprès du Tribunal administratif du travail à la suite de plainte de harcèlement et de congédiement illégal.

Le Progrès avait déposé une demande d’accès à l’information le 22 novembre dernier et les détails ont été envoyés vendredi après-midi. En octobre, les frais étaient estimés, à la suite du procès, à plus de 600 000 $ pour la commission scolaire.

Selon le document fourni vendredi par l’organisation, le total de 611 797,52 $ inclut les taxes, mais en tant qu’organisme public, elle bénéficie d’un remboursement de TPS de 68 % et de TVQ de 47 %.

À la fin octobre, dans un document obtenu par Radio-Canada, on apprenait que Chantale Cyr demandait 700 000 $ en dommages moraux et punitifs, en plus du remboursement des frais de ses avocats, soit un montant de 269 000 $.

Rappelons que le 27 novembre dernier, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, avait imposé une série de mesures à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay avec l’adoption d’un arrêt ministériel.

Il exigeait la production et la transmission de documents pour le 20 décembre, le 20 janvier et le 20 février. C’est donc dire que la commission scolaire avait jusqu’à vendredi pour dresser le portrait complet des dépenses engendrées, par année, par les procédures judiciaires, incluant la liste des contrats et des litiges. Un premier rapport avait d’ailleurs été adopté le 10 décembre dernier par les commissaires. Les rapports devront aussi traiter de l’application de la politique contre le harcèlement, un plan de saine gouvernance ou encore de redressement financier.

Quant au règlement entre Mme Cyr et la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, l’avocat de l’ex-directrice générale, Me Éric Le Bel, confirme qu’il n’y a toujours pas d’entente entre les deux parties.