Chantal Dallaire a jeté un long regard envers le photographe du Quotidien en arrivant au Palais de justice de Chicoutimi.

Chantal Dallaire: une peine de 60 jours

Il est arrivé au Palais de justice de Chicoutimi en invectivant les photographes, il a pris la peine de saluer ses amis dans la salle du tribunal et il a dénoncé le travail des policiers. Malgré tout, Chantal Dallaire a fait savoir à la juge Sonia Rouleau qu’il était tout de même prêt à plaider coupable.

L’homme de 64 ans pourrait bien célébrer, le 18 août, son 65e anniversaire loin de ses amis et de ses proches, car il a pris le chemin du Centre de détention de Roberval pour les 60 prochains jours, soit normalement jusqu’au 2 septembre. Advenant qu’il se comporte bien, il pourrait obtenir une libération conditionnelle plus rapidement.

Le client de Me Jean-François Têtu avait été arrêté une première fois le 21 juin à la suite d’appels de citoyens ayant remarqué que l’individu était en état d’ébriété sur la voie publique.

Les agents du Service de police de Saguenay (SPS) sont intervenus et ont fait savoir à l’homme qu’il ne pouvait consommer de la bière sur un trottoir, une rue ou dans un endroit public. Ils lui ont fait signer une promesse de ne pas recommencer.

Une semaine plus tard, le 28 juin, Dallaire est à nouveau arrêté pour les mêmes raisons et est libéré à nouveau sous les mêmes conditions.

Mais le 29 juin, le lendemain, Chantal Dallaire a fait fi de tous les avertissements et des chances qui lui ont été données. Les policiers l’ont arrêté officiellement et a comparu mardi matin au Palais de justice de Chicoutimi.

Lors de cette dernière arrestation, Dallaire y est allé de menaces envers les policiers.

« Je vais vous tuer. Je vais vous enfoncer un bâton dans le fond de la gorge et je vais vous tirer avec un .45 en pleine face », a lancé l’individu de 64 ans.

Lorsque Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), est revenu sur ces menaces, l’accusé a brandi sa canne dans les airs pour démontrer au tribunal que c’est ce qu’il voulait enfoncer au fond de la gorge des agents.

La juge Rouleau s’est informée à savoir si l’accusé reconnaissait les faits qui avaient été racontés par Me Vallée et s’il entendait toujours plaider coupable.

« J’ai pas le choix vraiment, même si le gros chien (un agent) a écrasé mes cigares de Cuba à 25 $ chacun, que j’avais eus d’un ami, et qu’il a brisé la caisse de bière que je venais d’acheter. Il a même voulu me casser la jambe aussi », a raconté l’accusé.

La juge Rouleau a accepté la suggestion commune des deux procureurs et a tenu compte que l’individu avait écopé de 45 jours de détention en 2011.

« Bon, ç’a d’lair que je m’en vais en haut, à la prison de Roberval », a lancé Dallaire avant de retourner au bloc cellulaire.