Celui qui a foncé sur les policiers est envoyé en examen psychiatrique

Le Laterrois Michaël Gagnon a été envoyé au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de Chicoutimi pour y subir un examen sur sa responsabilité criminelle, lui qui aurait délibérément foncé sur les policiers de Saguenay avec sa voiture.

Gagnon a comparu au Palais de justice de Chicoutimi, mardi matin, où il a été accusé de conduite dangereuse, de fuite des policiers, de voies de fait armées et de méfait sur un véhicule de patrouille.

Il a été arrêté au cours de la soirée du dimanche 2 juin après avoir fui les patrouilleurs du Service de police de Saguenay (SPS), qui voulaient lui signifier que son permis de conduire n’était pas en vigueur, car il n’avait pas payé les amendes qui lui avaient été remises.

Mais l’homme de 31 ans n’aurait pas voulu collaborer. Le client de Me Olivier Théorêt a plutôt choisi de fuir le lieu de son arrestation, non sans avoir pris le temps de laisser sa conjointe sortir du véhicule, avant de reprendre la route. 

Et juste avant de repartir, Gagnon a décidé de foncer en direction des deux patrouilleurs, dont un a pu éviter d’être heurté en se tassant à la toute dernière seconde.

Mardi matin, devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, Gagnon a enregistré des plaidoyers de non-culpabilité. 

Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), s’est opposé à la remise en liberté de l’individu, juste avant que Me Théorêt demande à ce que son client soit envoyé à l’hôpital de Chicoutimi pour y subir un examen psychiatrique sur sa responsabilité criminelle.

« Mon client vient de perdre la garde de ses trois jeunes enfants et n’est plus lui-même depuis ce temps. Il est dépressif et a des idées suicidaires. Il a même parlé de sa situation avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) », a mentionné Me Théorêt.

Gagnon est en attente d’un autre dossier criminel, soit celui d’avoir conduit avec les facultés affaiblies, une affaire survenue en juin 2018.

L’homme doit revenir au tribunal le 2 juillet.