Me Charles Cantin représente l'accusé Jean-François Gaudreault.

Cambrioleur trahi par son ADN

L'ADN de Jean-François Gaudreault sur un outil qui a servi à un cambriolage en 2009 a réussi à obtenir sa culpabilité en 2014.
L'homme s'était introduit par effraction dans le dépanneur Maestro et le restaurant contigu Chez Rose, sur le boulevard Saint-Paul, à Chicoutimi, au cours de la nuit du 25 mars 2009.
Une caméra de surveillance avait bien capté quelques images du voleur qui avait brisé la porte d'entrée, mais la définition ne permettait pas de fournir, à cette époque, une image suffisamment nette du visage pour l'identifier. On a cependant pu noter qu'il avait utilisé un objet laissé sur place. Le contact a été suffisant pour laisser la marque personnelle de Gaudreault, un individu qui avait été condamné à 32 mois d'incarcération en 2006 pour une série de délits contre la propriété.
Accusé à l'automne 2011 après l'identification formelle de l'ADN qui le plaçait sur les lieux le soir de l'événement, Gaudreault est resté en liberté sur engagement depuis tout ce temps.
Tranquille pendant deux ans, Gaudreault a transgressé ses conditions en octobre 2013 en interceptant un individu qui le suivait fréquemment. Gaudreault s'est rendu à son automobile et en a fracassé la vitre de la portière pour asperger l'automobiliste de poivre de cayenne. Gaudreault a été arrêté de nouveau et remis en liberté une deuxième fois en attente de procès.
Ce dernier événement jumelé au cambriolage a accéléré son plaidoyer de culpabilité. Son avocat, Me Charles Cantin, a demandé la confection d'un rapport présentenciel en prévision des représentations sur sentence qui auront lieu le 6 juin prochain au Palais de justice de Chicoutimi.