Bruno Bouchard pourra travailler sur ses problèmes de consommation de drogue, alors qu’il a pris le chemin d’un centre de thérapie, vendredi.

Bruno Bouchard en thérapie pour régler ses problèmes de drogue

Bruno Bouchard, ce Jonquiérois connu pour s’être barricadé au printemps 2018 durant de longues heures et pour avoir diffusé le tout sur Facebook, a pris le chemin du centre de thérapie Caroline Roy, où il tentera de venir à bout de ses problèmes de consommation de drogue. L’homme de 37 ans, présentement accusé de voies de fait causant des lésions, de menaces, de possession de stupéfiants, d’avoir fait usage d’une arbalète alors que ça lui était interdit, d’entrave à la justice et de bris de condition, a pu reprendre sa liberté en attente de son procès, mais il devra résider au centre de thérapie durant trois mois et vivre ensuite chez sa mère.

Bruno Bouchard était de retour devant le juge Pierre Lortie, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Si le Jonquiérois a déjà purgé une peine de neuf mois après avoir tenu les policiers en haleine durant de longues heures, le soir du 20 mars 2018, Bouchard est rapidement réapparu au Palais de justice, à la fin du mois d’avril dernier, après avoir été recherché par la police de Saguenay pour des actes de violence qu’il aurait commis à l’égard d’une femme.

Selon les actes d’accusation, entre le 23 décembre 2018 et le 20 avril 2019, Bruno Bouchard aurait commis des voies de fait, causant ainsi des lésions à une jeune femme, qui était sa conjointe. Durant cette même période, l’homme de 37 ans aurait utilisé, porté ou manipulé une arme, en l’occurrence une arbalète et un couteau de manière négligente. Il lui était d’ailleurs interdit d’avoir une arme en sa possession.

Le 25 avril dernier, un mandat d’arrestation avait été lancé contre l’individu, puisqu’il était introuvable lorsque les agents avaient voulu l’arrêter. L’individu s’était finalement livré directement au poste de police, quelques heures après la diffusion de sa photo dans les médias. Il est détenu depuis ce temps.

Vendredi, la procureure de la Couronne, Me Karen Inkel et l’avocat de Bruno Bouchard, Me Olivier Théoret, ont suggéré au juge Pierre Lortie d’envoyer l’accusé en thérapie fermée, où il pourra travailler sur ses problèmes de consommation. Il devra toutefois respecter de sévères conditions, notamment de rester au centre de thérapie Caroline Roy, situé en Beauce, 24 heures sur 24. Après sa thérapie, il devra résider chez sa mère, qui a d’ailleurs déposé une caution de 1000 $. Bruno Bouchard devra ensuite participer à des rencontres des Narcotiques Anonymes et rejoindre le groupe Cou...rage ! , qui s’adresse aux hommes ayant des comportements violents. Bruno Bouchard a semblé étonné d’apprendre qu’il ne pourra fréquenter des gens ayant un casier judiciaire, mais il a finalement haussé les épaules, affirmant que ce n’était pas grave.

L’homme reviendra en cour au terme de sa thérapie et c’est à ce moment qu’une date de procès sera fixée.