Me Jean Sebastien Lebel

Blanchette est le seul responsable de la mort de sa conjointe, selon la Couronne

Jean-Philippe Blanchette est l'unique responsable de la mort de sa conjointe, Kathleen Haché-Binette, selon la plaidoirie de la Couronne et ce tragique accident est dû à ses facultés affaiblies par l'alcool.
Après le plaidoyer de Me Luc Tourangeau, en défense, son homologue du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Jean-Sébastien Lebel a essayé de démontrer que la preuve établit hors de tout doute raisonnable la culpabilité de Blanchette.
Me Lebel a précisé qu'il a été admis que l'accusé était au volant, qu'il a consommé de l'alcool avant et pendant la sortie en Jeep, qu'il avait l'intention de conduire après avoir bu, qu'il avait un taux de .142, qu'il a causé un accident et que la collision et la mort sont dues à un facteur humain.
« Tous ces éléments sont incontestables et tout ce qui s'est passé est la faute de l'accusé », affirme Me Lebel.
Celui-ci a ensuite tenté de défaire certains arguments présentés par la défense. 
Le procureur de la Couronne demande aux jurés de s'interroger sur la crédibilité de l'accusé lorsqu'il prétend avoir consommé que quelques bières.
« L'accusé dit qu'il n'était pas chaud, qu'il n'a pris que trois bières et que n'importe qui aurait pu tomber dans le trou. Est-ce vraiment le cas ? Rien ne dit qu'il n'a pas pris du vin au souper ou qu'il n'a pas consommé d'autres bières. Ne trouvez-vous pas ça un petit peu gros à avaler après trois ans ? La seule importance que peut avoir le nombre de bières, c'est sur la crédibilité de l'accusé », note Me Lebel.
« La défense prétend que la seule erreur de l'accusé aura été de s'être trompé de chemin. Comme seul son Jeep était passé par là, il aurait dû voir ses traces pour retrouver son chemin. Comme il ne les a pas vues, il aurait dû s'arrêter et regarder le chemin. Une chose est claire, c'est après avoir consommé toutes ces boissons alcooliques que l'accident est arrivé », soutient Me Lebel.
Tous ces éléments démontrent, selon la Couronne, que l'expertise de la toxicologue Geneviève Huppé s'applique bien au dossier de Blanchette. Elle précise que les facultés sensorielles d'un individu sont affectées dès que le taux d'alcool dépasse .50. 
En ce qui a trait au fait que le site de la rue Jobin ait pu changer au fil des années, le représentant du ministère public rejette cette affirmation du revers de la main.
« Le site n'a pas bougé durant les 45 minutes où il a été là à s'amuser. La seule place où le site peut avoir changé, c'est dans sa tête en raison de son alcoolémie de .142 », de conclure le procureur.