Berthold Gagnon et Me Charles Cantin: à ne plus inviter au même souper

Le Jonquiérois Berthold Gagnon et l’avocat criminaliste Charles Cantin ne devraient plus être invités au même souper ou à la même réception. Le procureur a demandé au tribunal de ne plus représenter le septuagénaire et celui-ci lui a fait savoir qu’il était pour s’en souvenir.

L’homme de 71 ans est de retour en détention depuis le 13 février. Il est maintenant accusé d’avoir proféré des menaces et de bris de condition. Il avait aussi neuf dossiers pendants devant la justice de bris, de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic, de trafic et de fraude.

Gagnon, qui possède de nombreux antécédents judiciaires, devait subir son enquête de remise en liberté, mais le criminaliste a demandé au tribunal, à deux reprises, de laisser le dossier en suspend, car rien ne garantissait la bonne compréhension de l’accusé.

En milieu d’après-midi, Me Charles Cantin a demandé au juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, d’amener l’individu devant le tribunal, car il avait une requête à présenter.

« Monsieur le juge, je demande l’autorisation de me retirer des dossiers de M. Gagnon », a d’abord exprimé le criminaliste.

« Pourquoi ? », a alors demandé Berthold Gagnon.

« Pour les propos que vous avez tenus tantôt dans le bloc cellulaire », a répliqué Me Cantin.

« Oh, monsieur est frustré parce que je lui ai dit que ça ne prenait pas Larochelle (Me Jacques) pour régler ce dossier », a poursuivi Gagnon.

Le juge Guimond a mentionné qu’il acceptait le retrait de Me Cantin du dossier. Il a offert à l’accusé de se constituer un nouvel avocat et lui a mentionné qu’il avait le droit d’appeler Me Larochelle si cela l’enchantait.

« Est-ce que Louis Belliard est ici ? Je vais le prendre », a indiqué Gagnon.

Avant de reprendre le chemin du bloc cellulaire, le juge Guimond a souhaité bonne chance à l’accusé, comme il le fait régulièrement avec ceux qui quittent la salle d’audience.

Mais Gagnon a cru que le commentaire venait de la bouche de Me Charles Cantin. « Tu peux bien laisser faire avec tes bonnes chances Cantin. T’es frustré. Je vais m’en souvenir. Tu vas avoir de mes nouvelles et ce ne sont pas des menaces », a eu le temps de lancer Gagnon avant de disparaître vers les cellules du Palais de justice de Chicoutimi.

Son dossier reviendra vendredi.