L'événement impliquant la gardienne Stéphanie Frenette serait survenu dans une garderie en milieu familial de la rue Bégin, à Chicoutimi, il y a deux ans, soit le 20 février 2017.

Bébé secoué à Chicoutimi: le conjoint acquitté d’entrave

Accusé d’entrave à la justice, Jean-Philippe Cloutier, le conjoint de la gardienne d’enfants qui aurait secoué un bambin, a été acquitté de l’accusation.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a pris acte du retrait du chef d’accusation demandé par Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le principal dossier de cette affaire concerne Stéphanie Frenette, la conjointe de Cloutier. Elle est accusée en lien avec cette affaire d’un enfant de moins de deux ans qui aurait été secoué dans une garderie en milieu familial de la rue Bégin, à Chicoutimi, il y a deux ans, soit le 20 février 2017.

Selon la preuve présentée à l’enquête préliminaire, Cloutier aurait demandé à la femme de ménage de la garderie, en septembre 2017, de dire, au moment du procès, qu’elle n’avait rien vu ni rien entendu, comme elle l’avait dit lors de son témoignage à la police.

La dame n’avait pas apprécié le ton utilisé par le conjoint de la gardienne d’enfants, mais avait mentionné n’avoir effectivement rien vu ni entendu, ajoutant même qu’elle confierait ses enfants à Stéphanie Frenette.

Lors de la journée des tristes événements, elle a dit avoir remarqué que l’enfant était en punition et qu’il ne bougeait pas beaucoup.

Jean-Philippe Cloutier avait tout de même été cité à son procès. Mais à l’analyse du témoignage, la Couronne a conclu ne pas détenir les preuves suffisantes pour obtenir la condamnation sans aucun doute raisonnable de l’accusé, d’où le retrait de l’accusation.

Quant au dossier principal de Stéphanie Frenette, accusée de voies de fait graves, il est inscrit aux assises criminelles du 11 avril 2019.

C’est à ce moment qu’un procès devant juge et jury pourrait être déterminé. Entre-temps, la Couronne fait évaluer l’expertise obtenue par Me Julien Boulianne, avocat en défense, pour ce dossier.