Palais de justice de Chicoutimi.

Battue avec une spatule de bois

Après avoir passé 10 jours derrière les barreaux, le Falardien Steve Gaudry a écopé de 125 heures de travaux communautaires pour avoir frappé son ex-conjointe avec... une spatule de bois.

Les événements malheureux du couple se sont produits le 25 février à la résidence de Saint-David-de-Falardeau. 

C’est l’arrivée d’un couple d’amis qui a permis de voir ce qui se passait. En entrant dans la maison, ils se sont aperçus qu’une vitre avait été brisée et que la dame pleurait.

Rapidement, l’accusé a élevé le ton envers la dame. Gaudry a ensuite pris une spatule de bois et a frappé sa conjointe de l’époque (ils se sont laissés depuis) sur les fesses à quatre ou cinq reprises, devant les amis, avant de conclure avec un coup sur les doigts.

Gaudry a pris la décision de quitter les lieux, non sans lancer quelques invectives à l’endroit de la dame en la traitant notamment de « crisse de folle ».

Les amis ont amené la dame chez eux, mais Gaudry s’y est rendu et a tenté de convaincre sa bien-aimée de revenir. Il a été insistant, mais il est reparti seul.

Arrêté le 25 février, il a été soumis à un examen sur sa responsabilité criminelle, dont le résultat a été positif. Il a aussi fait l’objet d’une évaluation de conjoint violent. Il a minimisé les faits.

Le client de Me Nicolas Gagnon, de l’Aide juridique, a enregistré un plaidoyer de culpabilité devant le juge Christian Tremblay, de la Cour du Québec.

Jeudi matin, Gaudry, sans antécédent judiciaire, est apparu très calme devant le tribunal. Il a reconnu les gestes et estimé qu’il n’avait pas agi correctement.

« Vous savez que l’on vous laisse une chance. Peu importe ce qui peut se passer dans la vie, on ne frappe pas une femme, ni personne. On ne fait pas ça », lui a lancé le magistrat.

Le jeune homme de 25 ans n’a pas hésité à répondre au juge.

« Ce n’était pas fort ce que j’ai fait. J’avais besoin d’aide et je suis conscient que je n’étais pas moi-même. J’ai entrepris des démarches pour suivre une thérapie », a mentionné Gaudry.

« Vous ne serez pas déçu (de votre décision). Si je ne respecte pas mes conditions, je vais aller en prison. Je viens d’y passer 10 jours (équivalent de 15 journées en détention préventive) et j’ai vu ce que c’était derrière les barreaux. J’ai compris », a mentionné l’individu.

L’accusé a même dit au juge qu’ils se reverraient dans deux ans alors qu’il sera menuisier-charpentier, car il entend retourner aux études.

Gaudry obtient un sursis de sentence, sera sous probation pour 18 mois avec un suivi probatoire de 12 mois et devra effectuer 125 heures de travaux communautaires. Et il devra suivre des thérapies.


Jonathan Carter

Par ailleurs, Jonathan Carter, l’homme qui a tenu les forces policières en haleine durant quelques heures à la fin de février, aura droit à son enquête de remise en liberté vendredi.

Carter, accusé de menaces de mort et de méfait, a d’abord changé d’avocat devant le juge Tremblay. 

Il était représenté par Me Olivier Théorêt et a fait savoir qu’il voulait changer pour Me Julien Boulianne. 

« Finalement, je vais garder Me Théorêt. Il m’a bien représenté. »

Voulant s’assurer que son choix était éclairé, le magistrat a demandé à nouveau à l’accusé si c’était sa décision finale.

« Bon, je vais prendre la madame (Me Alexandrine Pilote du bureau Cantin, Boulianne et associés). Je tiens à remercier Me Théorêt pour tous les services qu’il m’a donnés », a exprimé Carter.