L’accusé a tenu les policiers en haleine pendant 14 heures avant de se rendre, dans la nuit de lundi à mardi, à Saint-Félicien.

Bastonnais en évaluation psychologique

Marc Bastonnais, l’homme qui s’est barricadé pendant 14 heures avant de se rendre aux policiers, dans la nuit de lundi à mardi, à Saint-Félicien, devra subir une évaluation psychologique avant la tenue de l’enquête sous caution, qui devrait avoir lieu jeudi prochain.

À la suite d’une demande conjointe des procureurs de la défense et de la Couronne, la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, a pris la décision d’ordonner une évaluation psychologique. Marc Bastonnais, qui est accusé de menaces de causer la mort ou des lésions corporelles à une docteure et de menaces de brûler, détruire ou endommager un bien meuble ou immeuble, à l’hôpital de Roberval, devra donc subir une évaluation psychologique avant de retourner devant le tribunal.

Me Denis Otis, l’avocat qui représente Marc Bastonnais, estime que son client a tenu des propos incohérents depuis son arrestation, suscitant des inquiétudes quant à sa santé mentale.

Il a cité en exemple une déclaration faite aux policiers, laquelle est considérée comme un voir-dire et n’est pas admissible comme preuve.

De plus, Me Otis a souligné que Marc Bastonnais a installé des caméras de surveillance à son domicile, car l’accusé a mentionné que ses « voisins se sont mis ensemble pour l’empêcher de dormir ».

Les faits reprochés à l’homme se sont produits à l’hôpital de Roberval.

Auparavant, lorsque la police avait voulu procéder à son arrestation, il était demeuré barricadé dans son domicile de Saint-Félicien pendant 14 heures, nécessitant l’intervention du groupe tactique d’intervention de la Sûreté du Québec. Il s’était finalement rendu aux policiers sans violence.

Étant donné que la Couronne s’est opposée à la remise en liberté de Marc Bastonnais, l’homme demeure incarcéré.