Boniface Awashish a fraudé la communauté d'Obedjiwan.

Awashish écope de 9 mois de prison

Déclaré coupable de corruption, fraudes et abus de confiance à l'égard de son peuple, Boniface Awashish écope d'une sentence de neuf mois de détention.
En juillet 2013, l'Atikamekw de 58 ans a été déclaré coupable d'avoir fraudé sa communauté pour une somme de plus de 30 000$.
Les gestes ont été perpétrés entre 1997 et 2005, alors qu'il était l'emploi du Conseil de bande atikamekw d'Obedjiwan. À trois reprises, ce dernier a aussi été élu à titre de conseiller.
Awashish s'occupait des comptes industriels et commerciaux de la réserve, notamment chez Rona l'Entrepôt de Chicoutimi. À maintes occasions, il a exigé des pots-de-vin de la part du commerce. Après avoir réclamé des cadeaux, il reçoit génératrice, système de son et cinéma-maison.
De fil en aiguille, il en demande encore plus. Au début des années 2000, l'autochtone veut un escompte sur les achats effectués par son employeur. Pour fidéliser sa clientèle et dans l'espoir de raccourcir les délais de paiement de la communauté, Rona accepte de lui verser 2% personnellement sur les achats du conseil. Le commerce met en place une politique d'escompte qui s'étendra du début de l'année 2002 jusqu'en 2005. Awashish reçoit alors des chèques, les endosse, les remet à Rona qui lui donne ensuite l'argent.
«Ces manoeuvres frauduleuses se sont étendues sur une période de sept ans, l'accusé profitant de la grande confiance et de l'absence de surveillance qui se faisaient à son égard», a souligné la juge Micheline Paradis, hier, lors du prononcé de la sentence.
«Il sera impossible, pour le Conseil de bande de récupérer non seulement quelque argent que ce soit, mais aussi d'accepter les actes commis par pur appât du gain, et ce, à leur insu.»
Outre la préméditation, le tribunal a pris en considération d'autres facteurs aggravants, dont l'attitude d'Awashish, qui n'a exprimé aucun remords suite aux gestes perpétrés.
Dans cette affaire, la défense recommandait une peine de six mois dans la société et 240 heures de travaux communautaires. De son côté, la Couronne suggérait une peine d'emprisonnement ferme de neuf mois.