Paul-Émile Awashish était escorté de deux policiers à son arrivée au Palais de justice de Roberval. ­

Awashish accusé de voies de fait armées

Le Robervalois Paul-Émile Awashish ne reprend pas sa liberté immédiatement, car il fait face à des accusations graves de voies de fait armées (avec un couteau), de voies de fait causant des lésions, de méfait de plus de 5000 $ et d’avoir privé une personne de ses propres biens.

Awashish, un individu de 29 ans habitant sur la rue Auger à Roberval, a comparu, lundi après-midi, au Palais de justice de Roberval, devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec.

L’individu originaire de la réserve amérindienne d’Obedjiwan aurait attaqué, dimanche après-midi, sa victime, un homme de 40 ans, avec une arme blanche, lui occasionnant des blessures assez importantes. Par contre, la vie du blessé ne serait pas en danger.

Selon les informations glanées autour du Palais de justice de Roberval, il semble que la fin de semaine a été difficile pour l’accusé et certaines autres personnes, car les appels au 911 ont été assez nombreux.

Au point où Awashish aurait lui-même été victime d’une agression physique en début de week-end. Il aurait terminé ces deux journées de fin de semaine en s’en prenant, selon les accusations déposées contre lui, à un quadragénaire.

Il semblerait que la présumée victime de cette altercation aurait demandé à l’accusé de cesser le harcèlement auprès des membres de sa famille.

Le message ne semblerait pas avoir été bien accepté. Selon certaines sources, la consommation importante de stupéfiants aurait pu jouer un rôle dans cette affaire.

Une fois arrêté, Paul-Émile Awashish a été conduit au centre hospitalier de Roberval afin de recevoir des soins. Il a ensuite été rencontré par les enquêteurs de la Sûreté du Québec du poste de la MRC Domaine-du-Roy afin d’en apprendre davantage sur les événements du dimanche après-midi.

En se présentant au Palais de justice du boulevard Saint-Joseph à Roberval, Awashish portait une combinaison de couleur bleue. Il présentait un œil tuméfié et quelques ecchymoses au visage.

Il a même lancé un « Bonjour » en passant devant les représentants des médias avant d’être amené dans un local de la maison de la justice, le tout sous la surveillance policière de la SQ.

La comparution aura été brève. La représentante du ministère public a déposé les actes d’accusation, alors que Me Sébastien Talbot, qui représente les intérêts de l’accusé, a réservé l’orientation à donner aux deux dossiers.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) s’est opposé à sa remise en liberté. Me Talbot a annoncé qu’il tentera de tenir une enquête de remise en liberté dès le jeudi 12 septembre.

Il ne sait pas encore s’il pourra lui-même s’occuper du dossier, car le ministère public l’a avisé qu’il serait en conflit d’intérêts, ayant déjà représenté la présumée victime de l’attaque au couteau. Il pourrait devoir se retirer du dossier.

En plus des accusations de voies de fait armées et causant des lésions, Awashish est aussi accusé d’un méfait de plus de 5000 $ pour avoir fracassé le pare-brise et les fenêtres d’une voiture et d’avoir empêché une personne de la jouissance ou de l’exploitation de l’un de ses biens d’une valeur de plus de 5000 $.