Sébastien Tremblay, dit «Pellicule», reçoit une sentence de 24 mois de détention pour des attouchements sexuels sur cinq enfants au Lac Pouce.

Attouchements sexuels: 24 mois de prison pour Pellicule

L'ex-moniteur du Lac Pouce à Laterrière, Sébastien Tremblay, dit « Pellicule », écope de 24 mois de détention pour avoir commis des attouchements sexuels sur cinq garçons en 2013.
Le juge Paul Guimond a rendu sa décision, mardi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.
Il a précisé qu'en raison de ces gestes disgracieux envers les enfants, il ne pouvait se ranger derrière la suggestion de Me Marie-Ève St-Cyr, de l'Aide juridique, qui réclamait une peine de 15 à 18 mois.
Le magistrat a plutôt penché du côté de la suggestion de Me Nicole Ouellet, de la Couronne, qui a suggéré 24 mois de détention et 36 mois de probation. 
« Pellicule » Tremblay a laissé échapper une grimace et un long soupir lorsqu'il a entendu le juge prononcer la peine. Il ne semblait pas s'attendre à cette sentence.
L'ex-moniteur de camp de vacances a été reconnu coupable le 5 octobre 2016 d'attouchements sexuels sur cinq garçons, entre le 14 juillet et le 2 août 2013.
Moniteur de nuit, il profitait du moment où il couchait ou levait les enfants pour les toucher au ventre, au pénis ou aux fesses.
« Les crimes d'ordre sexuel sur des enfants en bas âge sont réprimandés par la société. Même si les gestes ne sont pas parmi les plus graves, ils ont été faits par une personne en autorité qui a abusé de la confiance des enfants et des parents. Je devais rechercher la juste peine et celle-ci doit être dissuasive et dénonciatrice », a indiqué le magistrat.
Les cinq petits garçons, âgés entre 8 et 11 ans, vivent encore des séquelles de ces événements. 
« Les victimes craignent d'être avec une tierce personne, éprouvent de la gêne, ont des troubles de concentration, ressentent de la tristesse et de la colère », mentionne le juge.
Dans sa décision d'imposer une sentence de 24 mois (moins 39 jours de détention préventive), le magistrat retient comme facteurs aggravants l'âge et le nombre de victimes, la position de confiance et d'autorité de l'accusé, les séquelles pour les enfants, la préméditation et l'abus de confiance.
Parmi les facteurs atténuants, le juge note que « Pellicule », qui avait 22 ans en 2013, n'a pas été oisif au cours des procédures judiciaires (poursuite des études) et a respecté toutes ses conditions durant plus de trois années.
« Je ne peux considérer comme un facteur aggravant le fait que l'accusé ne démontre aucun remords et qu'il ait tenu un procès. Il a toujours maintenu qu'il n'avait rien fait », a poursuivi le juge Guimond. 
Des membres de sa famille et des amis étaient assis dans la salle d'audience pour le verdict final. 
De l'autre côté de la salle, des parents des victimes ont écouté attentivement les propos du magistrat. À leur sortie de la salle d'audience, ils n'ont pas voulu commenter la sentence.
Le directeur du Lac Pouce, Laval Dionne, ne cache pas que le dossier de «Pellicule» a eu des répercussions sur son organisation.
Des conséquences sur le Lac Pouce
La malheureuse affaire d'un moniteur d'un centre de vacances ayant commis des attouchements sexuels sur des enfants a eu des répercussions importantes, mais ne devrait pas être irréparable.
Le directeur général du Lac Pouce à Laterrière, Laval Dionne, ne cache pas que l'affaire de Sébastien « Pellicule » Tremblay a causé du tort à son organisation.
« Chaque fois que l'on en parle dans les médias depuis 2013, ça fait mal. On espère maintenant que c'est fini. Car cela a eu des conséquences énormes », mentionne M. Dionne.
« Mais il n'y aura jamais une peine assez sévère pour le mal fait aux jeunes, aux parents et aux organisations, comme les écoles ou les arénas qui reçoivent des jeunes. Nous avons toujours été prudents, mais maintenant, nous sommes paranoïaques », note Laval Dionne.
Même si les impacts ont été notés au Lac Pouce, l'organisation parvient à s'en sortir et continue d'accueillir les jeunes durant l'été.
Sébastien Tremblay ne pourra avoir un emploi auprès de mineurs, ne peut être sur les réseaux sociaux et devra être inscrit au registre des délinquants sexuels.